Le géant kényan des télécommunications, Safaricom, envisage de créer deux sociétés de capital-risque (deux filiales à 100%) pour investir dans des start-up technologiques kényanes en phase d’amorçage et de croissance, rapporte ce jeudi 6 juillet la presse locale. La décision sera soumise à l’approbation de ses actionnaires en marge de l’assemblée générale annuelle prévue le 28 juillet prochain.
L’initiative entre dans le cadre de sa nouvelle stratégie (vision 2025) qui consiste à aider les start-up technologiques du pays à obtenir des financements afin de développer leurs activités. Le groupe a laissé entendre que cet appui va booster les start-up dans un contexte marqué par la fermeture de plusieurs d’entre elles pour manque de fonds.
Dans les détails, la première société sera une filiale à 100% de Safaricom et contribuera à renforcer les processus administratifs et de gouvernance. La deuxième, quant à elle, sera une société à responsabilité limitée par garantie pour investir surtout dans des start-up en phase d’amorçage.
Le Kenya fait partie du top 3 des meilleurs écosystèmes de start-up en Afrique, selon le rapport « Global Startup Ecosystem Index 2023 ». Le pays de l’Afrique de l’est n’est devancé que par l’Afrique du Sud (53è rang mondial) qui dispose du meilleur système de start-up à l’échelle africaine, et l’Île Maurice (61è rang mondial) qui occupe la deuxième place.
Pour rappel, Safaricom a lancé en 2014 un fonds d’investissement dénommé « Spark Venture Fund » pour aider les jeunes à développer leurs projets dans le domaine technologie mobile.



