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Kenya : la Banque Centrale limite ses aides d’urgence aux banques

Le président kényan William Ruto a promulgué lundi 6 juillet la réforme de la loi sur la Banque centrale du Kenya (CBK) qui encadre plus strictement les conditions d’accès des banques aux financements d’urgence du régulateur. La Central Bank of Kenya (Amendment) Act, 2026 établit un cadre légal pour l’Assistance d’urgence à la liquidité (ELA), en distinguant les opérations…

William Ruto

Le président kényan William Ruto a promulgué lundi 6 juillet la réforme de la loi sur la Banque centrale du Kenya (CBK) qui encadre plus strictement les conditions d’accès des banques aux financements d’urgence du régulateur.

La Central Bank of Kenya (Amendment) Act, 2026 établit un cadre légal pour l’Assistance d’urgence à la liquidité (ELA), en distinguant les opérations classiques de liquidité menées dans le cadre de la politique monétaire et les interventions exceptionnelles destinées à préserver la stabilité financière.

Selon la nouvelle législation, seules les banques jugées solvables, commercialement viables et dont la défaillance pourrait présenter un risque pour l’ensemble du système financier pourront bénéficier d’un soutien d’urgence de la CBK.

Les établissements considérés comme insolvables ou dont le modèle économique n’est plus viable ne pourront pas accéder à ce mécanisme. La réforme vise à limiter l’utilisation des ressources publiques pour soutenir des banques en difficulté structurelle et à réduire le risque moral dans le secteur financier.

Une réforme destinée à renforcer la discipline bancaire

Cette modification intervient alors que le Kenya poursuit le renforcement de son cadre de supervision bancaire. Le gouvernement a récemment prolongé jusqu’en 2032 l’obligation pour les banques d’atteindre un capital social minimum de 10 milliards de shillings kényans.

La nouvelle loi inscrit également la stabilité financière parmi les missions reconnues de la CBK, après l’objectif principal de stabilité des prix. Elle prévoit par ailleurs l’approbation parlementaire des nominations des vice-gouverneurs de la banque centrale et clarifie les pouvoirs de l’institution concernant les opérations sur l’or et d’autres métaux précieux dans la gestion des réserves.

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