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Joseph Kabila accusé d’avoir voulu faire main basse sur les banques congolaises

Selon un rapport de l’ONG américaine The Sentry, cofondée par l’acteur George Clooney, Joseph Kabila et son clan ont tenté d’acquérir des banques en RDC à travers Kwanza Capital, une société d’investissement créée par Francis Selemani Mtwale, un des frères de Joseph Kabila. Pour l’ONG Sentry, Kwanza Capital était le faux-nez de la famille Kabila.…

Joseph Kabila

Selon un rapport de l’ONG américaine The Sentry, cofondée par l’acteur George Clooney, Joseph Kabila et son clan ont tenté d’acquérir des banques en RDC à travers Kwanza Capital, une société d’investissement créée par Francis Selemani Mtwale, un des frères de Joseph Kabila. Pour l’ONG Sentry, Kwanza Capital était le faux-nez de la famille Kabila. Cette société d’investissement a été officiellement créée par Pascal Kinduelo, un vétéran du système bancaire congolais, très proche de l’ancien président.

Kwanza Capital aurait essayé d’obtenir des parts en particulier dans deux établissements bancaires, la BCDC et la BIAC. Ce ne serait là que la face visible de l’iceberg à en croire à l’ONG.

Le véhicule d’investissements fondé en 2014, aujourd’hui en liquidation, a participé à plusieurs tentatives d’acquisitions de banques congolaises grâce à des fonds en partie détournés des coffres du gouvernement. The Sentry avance ainsi le chiffre de 180 millions de dollars que le clan Kabila aurait amassé comme l’explique l’ONG. L’auteur du rapport John Dell’osso dit espèrer que « les citoyens congolais peuvent voir ce que les anciens dirigeants du pays ont fait avec des fonds publics et ce qu’ils ont fait avec le secteur bancaire ».

Les nouvelles autorités congolaises, interpellées ouvertement, n’ont pas encore réagi. A l’étranger, la divulgation du rapport éclabousse Quantum Global et son PDG, Jean-Claude Bastos, qui a géré l’essentiel des 5 milliards du fonds souverain angolais. Quantum Global aurait prêté 70 à 80 millions de dollars à Kwanza Capital pour prendre des parts dans la banque BCDC. Le bureau français d’un cabinet d’avocats américains, appelé Orrick Rambaud Martel, aurait accompagné ce deal. C’est dire de l’internationalisation d’un scandale aux relents politiques et géostratégiques (l’Amérique fait pression pour que le blanc seing accordé à Joseph Kabila lui soit retiré) certains.

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