Le 23 décembre 2024, la Guinée et le consortium chinois State Power Investment Corporation (SPIC) ont signé un accord de construction d’une raffinerie d’alumine pour un investissement d’1 milliard de dollars US. Ce qui est considéré comme une véritable révolution dans le secteur de la transformation locale de la bauxite (en alumine), opérée depuis 1959 jusqu’à date sur près d’une vingtaine d’opérateurs, par seulement le géant russe Russal qui l’exporte ensuite depuis le port de Conakry.
Les travaux de construction de cette raffinerie, d’une capacité de production 1,2 million de tonnes d’alumine par an, débuteront en mars 2025 pour être achevées en décembre 2027. La première exploitation commerciale est attendue en décembre 2028, et qui si elle n’était pas effective, amènerait la Guinée à retirer la concession minière. Dans les clauses conventionnelles, SPIC devra bâtir une centrale thermique d’une capacité d’au moins 250 MW dont 100 MW d’électricité seront fournis au coût de revient à l’État et mis sur le réseau public telle que prévue par la convention de SPIC. C’est là où ça devient plus intéressant.
L’opportunité énergétique SPIC
Il faut savoir que State Power Investment Corporation (SPIC) est né de la fusion, en juin 2015, entre China Power Investment Corporation (l’un des cinq plus grands producteurs d’électricité publics de Chine) et de State Nuclear Power Technology Corporation, spécialisée dans l’énergie nucléaire. Avec une capacité installée à fin août 2015, de plus de 100 Gigawatt, dont 39,59 % d’énergies propres, c’est le partenaire idéal pour la Guinée pour investir massivement dans son secteur énergétique, qui fait face à des défis majeurs, afin d’envisager l’installation d’industries lourdes.



