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Guinée : la ministre Mariama Ciré Sylla, à l’Économie et aux Finances, obtient le satisfecit de la Banque mondiale

À l’issue de la Revue globale 2026 du portefeuille des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale en Guinée, le constat est sans ambiguïté : les autorités guinéennes consolident leur crédibilité dans la gestion des financements internationaux. Au cœur de cette dynamique, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré…

La ministre guinéenne des Finances, Mariama Ciré Sylla, engagée dans un train de réformes et de consolidation budgétaire.

À l’issue de la Revue globale 2026 du portefeuille des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale en Guinée, le constat est sans ambiguïté : les autorités guinéennes consolident leur crédibilité dans la gestion des financements internationaux. Au cœur de cette dynamique, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, dont l’action méthodique et la constance dans les réformes ont été saluées par les partenaires.

Pendant deux jours, les 7 et 8 avril 2026, hauts cadres guinéens et experts de la Banque mondiale ont passé au crible un portefeuille de 1,274 milliard de dollars couvrant douze projets actifs, dont huit nationaux et quatre régionaux. Trois nouvelles opérations, orientées vers la gouvernance, l’agriculture et l’éducation, sont en préparation pour un montant additionnel de 268 millions de dollars. Si la performance globale du portefeuille est jugée satisfaisante, l’exercice a surtout permis d’identifier avec lucidité les freins persistants à une exécution optimale : délais dans la mise en vigueur des accords, lenteurs dans les circuits de passation des marchés et de paiement, ainsi que la complexité des procédures environnementales.

Dans ce contexte, la posture de la ministre apparaît déterminante. Rompue à l’exercice des arbitrages budgétaires et des négociations techniques, Mariama Ciré Sylla s’inscrit dans une logique de transformation en profondeur de l’appareil public. Elle conduit notamment des réformes visant à rationaliser les budgets de fonctionnement, à moderniser l’administration et à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. Une ligne réformatrice qui s’aligne avec les standards des bailleurs et rassure quant à la capacité du pays à absorber efficacement les ressources mobilisées.

Les recommandations issues de la revue traduisent cette volonté d’accélération : mise en place d’une task force conjointe Guinée–Banque mondiale pour un suivi rapproché, fluidification des circuits administratifs, meilleure appropriation des procédures par les unités de gestion de projets, priorisation du paiement des contreparties nationales et renforcement de la coordination avec les partenaires techniques et financiers. Autant de leviers destinés à transformer les engagements financiers en résultats tangibles pour les populations.

Le représentant résident de la Banque mondiale, Issa Diaw, a réitéré l’engagement de l’institution à accompagner la Guinée dans sa trajectoire vers le statut de pays à revenu intermédiaire, en insistant sur la nécessité de mieux capter les retombées de la croissance, notamment dans le secteur minier. En filigrane, c’est bien la capacité du pays à convertir des projets structurants, à l’image du complexe de Simandou, en emplois et en réduction durable de la pauvreté, qui est en jeu.

En clôture, la ministre a rappelé que la gestion du portefeuille devait s’inscrire dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme Simandou 2040, avec pour ambition de positionner la Guinée comme une économie émergente. Le satisfecit de la Banque mondiale consacre ainsi une orientation stratégique claire : celle d’un État qui, au-delà des annonces, s’astreint à une discipline de gestion et à une exigence de résultats désormais scrutées à l’échelle internationale.

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