Au cours d’une réunion multisectorielle tenue le 19 juin 2026 au Palais de Malabo, le Vice-président équato-guinéen, Nguema Obiang Mangue, a suspendu provisoirement 519 contrats de maintenance d’entreprises prestataires de services aux entités publiques. Cette décision fait suite à la lecture du rapport du Premier ministre, Manuel Osa Nsue, à ce sujet. Et qui révèle « les défaillances de la Direction générale des services de maintenance et d’entretien des immeubles, propriétés de l’Etat ». Le Vice-président de la République pointe notamment « le manque de contrôle sur les entreprises qui fournissent des services aux institutions de l’État ».
Selon ce rapport qui a analysé 519 lignes de maintenance, « 233 lignes ont été évaluées comme satisfaisantes, 38 comme insatisfaisantes et 63 comme régulières ». De plus, indique ce document du Premier ministre, « 53 lignes correspondent à des services payés par subvention de l’État, 55 lignes figurent comme inexistantes et 123 lignes n’ont reçu aucun avis de la part des ministères ».
Pour le gouvernement équato-guinéen, « la mesure provisoire prise lors de la réunion répond à l’imposition d’ordre et de contrôle sur les dépenses du gouvernement pour ces services ». En effet, indique l’article publié le 20 juin 2026 par le Cabinet de presse et d’image de la Vice-présidence de la République sur le site web de la présidence de la République, « le rapport présenté souligne des aspects tels que la distribution irrégulière des services et le manque d’information sur les entreprises contractées, des paiements en dehors des procédures établies et le non-respect des contrats, entre autres ».
Face à cette situation, le vice-président a instruit « le remboursement des sommes perçues au Trésor public par les propriétaires des entreprises ». Nguema Obiang Mangue a également chargé le Premier ministre d’« organiser et de régulariser tout le secteur ; en supprimant les contrats des entreprises avec des lignes de maintenance non exécutées et en maintenant celles qui ont montré leur engagement, après révision des contrats et désignation spécifique des services à fournir dans chaque ministère ».


