En Guinée équatoriale, la vente de 666.020 m³ de produits pétroliers par le marketeur camerounais Tradex, a généré 59 milliards de FCFA (102 millions USD) au cours de l’exercice 2024, soit une hausse de 9 milliards de FCFA (15,5 millions USD) en glissement annuel. L’information a été révélée le 19 novembre 2025 à Yaoundé par le directeur général (DG) de Tradex, Patrick Mvondo, lors de la présentation des chiffres de l’entreprise au vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, en visite à la Société nationale des hydrocarbures (SNH), la maison mère de Tradex. Au cours de la période sous revue, soutient le DG de Tradex, les activités de cette entreprise commerciale de la SNH ont généré un bénéfice estimé à 3,47 milliards de FCFA (près de 6 millions USD).
Les chiffres réalisés en 2024 par Tradex Guinée équatoriale sont le résultat des activités de distribution d’un réseau de 11 stations-service opérationnelles, soit 5 à Malabo, 5 à Bata, et une à Mongomo, près de la frontière avec le Gabon. Selon les données présentées par Patrick Mvondo, ce réseau de distribution a permis la création de 125 emplois, dont 25 directs, pour une masse salariale annuelle de 595 millions de FCFA (1,02 million USD). La filiale équato-guinéenne de Tradex a versé la somme de 7 milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat au titre des impôts et taxes.
Depuis sa présence sur le sol équato-guinéen en 2019, l’entreprise, détenue à 65% par Tradex, 25% par Grupo Abayak et 10% par General Logistics and Consulting, a également investi le segment du trading pétrolier par l’importation d’importants volumes pour alimenter le marché intérieur. Ainsi, apprend-on de la présentation du DG de Tradex, cette dernière revendique à ce jour 30 clients consommateurs industriels.
De telles performances fondent l’élaboration d’un plan d’investissement en 2026. Evalué à 10 milliards de FCFA (environ 17,3 millions USD), ce plan d’investissement prévoit la construction de quatre nouvelles stations-service et d’un dépôt de stockage stratégique. Même si le top management de l’entreprise considère que les 15 stations-service à venir « renforcent notre compétitivité sur ce marché en pleine recomposition », ce chiffre est encore loin des 35 stations de TotalEnergies ou des 30 de GPetrol, l’entreprise nationale équato-guinéenne.



