Par Rodrigue Fenelon Massala
En Guinée équatoriale, les autorités ont obtenu une révision significative du coût de plusieurs projets d’infrastructures confiés à Sogea-Satom. À l’issue d’un audit technique réalisé par un cabinet international mandaté par l’État, le montant des travaux restant à exécuter a été ramené de 35 milliards à 19 milliards de FCFA, soit un écart de 16 milliards de FCFA.
L’affaire concerne plusieurs chantiers situés dans la nouvelle ville administrative de Djibloho, également connue sous le nom de « Ciudad de la Paz ».
Selon les informations communiquées par le gouvernement équato-guinéen et relayées par plusieurs médias, Sogea-Satom avait présenté une estimation d’environ 35 milliards de FCFA pour l’achèvement de plusieurs infrastructures dont elle avait la charge. Les autorités ont alors sollicité une expertise indépendante afin de réévaluer le coût réel des travaux restant à réaliser.
Les conclusions de cet audit ont servi de base à une renégociation entre les deux parties. À l’issue des discussions, un accord a été trouvé pour l’exécution d’une partie des ouvrages pour un montant de 19 milliards de FCFA.
Les travaux concernés comprennent notamment :
- des sections des avenues Bioko Norte et Unidad ;
- la route de contournement de l’Université afro-américaine de Djibloho ;
- plusieurs autres infrastructures de la ville administrative.
Selon les informations disponibles, la réduction du montant n’a pas résulté d’une décision unilatérale des autorités. Elle est intervenue à la suite d’une réévaluation technique des coûts et de négociations entre l’État et l’entreprise française. Les autorités équato-guinéennes estiment que cette révision représente une économie potentielle de 16 milliards de FCFA pour les finances publiques.
Le gouvernement présente cette opération comme une illustration du renforcement des mécanismes de contrôle des dépenses publiques et du suivi des grands contrats d’infrastructures.


