En une petite année, le Maroc a réussi à émettre 16,1 milliards de dirhams (1,6 milliards d’euros) à travers les green bonds ou obligations vertes.
Dans un entretien avec l’hebdomadaire marocain Finance News, Nasser Seddiqi, directeur de la Direction des émetteurs à l’AMMC, estime qu’il y a un engouement important de la part des investisseurs pour ce type d’émission.
En plus de l’agence marocaine pour le solaire (MASEN) qui a réalisé une levée de 1,15 milliard de dirhams, trois banques marocaines ont obtenu des visas pour la réalisation de levées de green bonds pour un montant cumulé de 3 milliards de dirhams.
Du côté des investisseurs, l’engouement s’est fait ressentir par la forte demande sur ce genre de papier. A titre d’exemple, l’émission de BMCE Bank, réalisée par appel public à l’épargne, a connu un taux de souscription de 8,26 fois le montant offert, rappelle M. Seddiqi. La BCP, après avoir obtenu un visa préliminaire en 2016, a procédé en 2017 à la concrétisation de son émission en levant près de 1,5 Md de DH et qui, outre son caractère vert, présente la particularité d’être libellée en devises.
Pour accompagner cet engouement l’Autorité marocaine des marchés des capitaux (AMMC) a procédé à la publication d’un guide sur les green bonds.



