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Ghana : le projet Shiprite boucle son financement pour une infrastructure maritime de 137 millions USD à Takoradi

Le Ghana s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son infrastructure portuaire et maritime. Le projet Shiprite, qui prévoit la construction et l’exploitation d’une installation commerciale de réparation navale et de cale sèche dans le port de Takoradi, a sécurisé le financement nécessaire pour atteindre le closing financier, selon un communiqué le…

Le Ghana s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son infrastructure portuaire et maritime. Le projet Shiprite, qui prévoit la construction et l’exploitation d’une installation commerciale de réparation navale et de cale sèche dans le port de Takoradi, a sécurisé le financement nécessaire pour atteindre le closing financier, selon un communiqué le 1er juin 2026 à cet effet.

D’un coût total de 137 millions de dollars, ce projet doit doter le pays d’un outil industriel présenté comme le premier du genre à cette échelle en Afrique de l’Ouest.

Situé à environ 225 kilomètres d’Accra, dans le port de Takoradi, le projet prévoit le développement d’un chantier capable d’accueillir des navires allant jusqu’à 200 mètres de long pour des opérations de maintenance, de réparation et de mise en cale sèche. Porté dans le cadre d’un partenariat avec la Ghana Ports and Harbours Authority (GPHA), Shiprite sera mis en œuvre sous la forme d’une concession de 25 ans, avec l’ambition de positionner le Ghana comme un hub maritime régional dans le golfe de Guinée.

L’élément décisif de l’opération réside dans la finalisation de son montage financier. Le Private Infrastructure Development Group (PIDG), via son bras d’investissement dans le développement de projets, InfraCo, est entré dans le tour de table en apportant un financement en fonds propres destiné à combler le dernier déficit de financement du projet. Cette intervention vient compléter les apports en capital déjà consentis par ARM-Harith Infrastructure Fund et par le développeur du projet, Prime Meridian Docks Ghana Ltd.

Un financement structuré autour d’un consortium international et local

Ce renforcement des fonds propres a permis de débloquer le reste de l’architecture de financement, en particulier les financements senior et mezzanine. Ceux-ci seront fournis par un consortium composé de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) en qualité de Mandated Lead Arranger, de la Banque africaine de développement (BAD), de la Trade and Development Bank (TDB), de Petra Pension Schemes et de Origen Private Debt Fund. Le schéma illustre ainsi une combinaison de capitaux de développement, d’investisseurs institutionnels africains et de banques multilatérales autour d’un même actif d’infrastructure.

Le communiqué – publié par le PIDG – souligne également le caractère innovant de cette structuration, notamment à travers l’implication d’un fonds de pension local, présentée comme une avancée importante pour la mobilisation de l’épargne institutionnelle domestique dans le financement des infrastructures en Afrique.

Sur le plan économique, les promoteurs estiment que l’infrastructure devrait réduire sensiblement les coûts et les délais supportés par les armateurs opérant dans la région. Aujourd’hui, de nombreux navires doivent parcourir 10 à 14 jours pour rejoindre des chantiers situés notamment à Walvis Bay, en Namibie, ou à Las Palmas, en Espagne. Avec Shiprite, ces opérations pourraient être réalisées localement, ce qui permettrait de réduire les temps d’immobilisation des navires, de limiter les sorties de devises et de diminuer les émissions liées aux longs trajets vers des sites de maintenance éloignés.

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