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Ghana : excédent commercial record de 13,6 milliards de dollars en 2025

Lors d’un séminaire conjoint de la Banque mondiale et du Centre africain pour la transformation économique, le 7 mai 2026, consacré à la « refonte du commerce pour la croissance et l’emploi au Ghana », la ministre du Commerce, de l’Agro-industrie et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, a annoncé que le Ghana avait enregistré un excédent…

Lors d’un séminaire conjoint de la Banque mondiale et du Centre africain pour la transformation économique, le 7 mai 2026, consacré à la « refonte du commerce pour la croissance et l’emploi au Ghana », la ministre du Commerce, de l’Agro-industrie et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, a annoncé que le Ghana avait enregistré un excédent commercial de 13,6 milliards de dollars en 2025, la meilleure performance de son histoire. Les réserves internationales brutes ont parallèlement atteint un niveau record de 13,8 milliards de dollars, et le solde du compte courant s’est établi à plus de 9 milliards de dollars, contre 1,5 milliard un an plus tôt.

Les recettes d’exportation ont totalisé 31,11 milliards de dollars, portées par l’or (20,98 milliards), dont la valeur a plus que doublé sous l’effet de la hausse des cours mondiaux, de l’augmentation des volumes et des réformes du Ghana Gold Board. Les exportations non traditionnelles ont progressé de 30,7 % pour atteindre un record de 5 milliards de dollars, et les produits transformés et semi-transformés — notamment les dérivés du cacao (pâte, beurre, poudre) — ont bondi de 52,78 % à 3,09 milliards de dollars.

La ministre a toutefois déploré la forte concentration des exportations sur les produits bruts, un modèle insuffisant pour soutenir l’industrialisation et créer assez d’emplois, malgré ces résultats. Une présentation de la Banque mondiale confirme ce déficit de diversification sur la dernière décennie : la part de l’or dans les exportations de marchandises est passée de 33 % en 2013 à 38 % en 2024, tandis que celle des autres produits a reculé de 32 % à 26 %.

L’étude pointe également une forte concentration des acteurs : les dix premiers exportateurs représentent 74 % des exportations totales, la proportion la plus élevée parmi des économies comparables comme le Kenya, le Vietnam, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud. Enfin, si les nouveaux entrants constituent environ 40 % des entreprises du secteur, ils ne pèsent que 2 % de la valeur exportée, et seuls 10 % d’entre eux poursuivent leur activité au-delà de trois ans.

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