Le Gabon a conclu un accord de préfinancement de 1 milliard de dollars avec le négociant en matières premières Trafigura, selon une annonce faite mercredi par la société. L’opération prévoit la livraison de cargaisons de pétrole brut sur une période de sept ans en échange d’un financement immédiat.
Selon le ministère gabonais de l’Économie et des Finances, cet accord vise à renforcer la trésorerie de l’État et à soutenir les réserves de change, dans un contexte de prix élevés du pétrole sur les marchés internationaux.
Dans le cadre du dispositif, Trafigura fournira des liquidités upfront au gouvernement gabonais et deviendra l’acheteur exclusif du “profit oil”, c’est-à-dire la part de production revenant à l’État, pendant toute la durée du contrat. Les volumes livrés serviront à rembourser le financement initial.
Ce type de transaction, adossé aux ressources naturelles, permet aux États producteurs d’accéder rapidement à des devises en mobilisant des revenus futurs issus des hydrocarbures. Il s’inscrit dans une pratique répandue parmi plusieurs pays africains exportateurs de pétrole confrontés à des contraintes de financement.
L’accord intervient alors que le Gabon cherche à stabiliser ses équilibres macroéconomiques et à sécuriser des flux de liquidité en devises, dans un environnement marqué par la volatilité des marchés énergétiques et des besoins budgétaires persistants.
Les modalités financières détaillées de l’opération, notamment le coût implicite du financement et les conditions de prix des cargaisons, n’ont pas été rendues publiques.



