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Gabon : les exportations d’or brut en baisse de 80% en 2023

Selon les données récemment rendues publiques par le ministère gabonais de l’Economie et des Participations, les exportations d’or brut du pays sont passées de 43,9 milliards de FCFA (69,4 millions USD) en 2022 à seulement 8,5 milliards de FCFA (13,4 millions USD) en 2023. Soit une baisse de 80,7% que ce ministère justifie par «…

Illustration. DR

Selon les données récemment rendues publiques par le ministère gabonais de l’Economie et des Participations, les exportations d’or brut du pays sont passées de 43,9 milliards de FCFA (69,4 millions USD) en 2022 à seulement 8,5 milliards de FCFA (13,4 millions USD) en 2023. Soit une baisse de 80,7% que ce ministère justifie par « l’impact de la mise en service de la Raffinerie gabonaise de l’or (RGO), la première raffinerie d’or du pays, inaugurée le 2 juin 2023 ». Ce qui confirme l’option gouvernementale de réduire les exportations de matières premières non transformées. Même si la Société Équatoriale des Mines (SEM) tempère cet enthousiasme en excipant de la modestie de la production aurifère du Gabon essentiellement issue du traitement de l’or alluvial (seulement 2 tonnes par an). Surtout que l’exercice fait avec l’or brut n’est pas possible avec le diamant dont la production, selon le ministère des Mines, n’a jamais été déclarée.

Une situation qui a certainement poussé le président de la Transition à instruire le 21 novembre 2024 à Libreville la transparence dans le secteur minier dès 2025. En effet, au cours d’une rencontre tenue le 21 novembre 2024 à Libreville, entre des ministres concernés (Mines, Comptes publics, et Économie et des Participations) et Brice Clotaire Oligui Nguema, ce dernier a prescrit « d’intégrer les productions d’or et de diamant dans le budget de l’Etat. Il s’agit de renforcer le suivi de l’exploitation de ces ressources stratégiques et à garantir que les bénéfices de ces activités profitent directement aux populations ».

En prenant la décision de publier les données relatives au secteur minier, le Gabon va se conformer aux exigences imposées à tous les pays membres de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). En effet, cette mesure est prise dans un contexte où ce n’est que récemment que le gouvernement a décidé de rendre publics les contrats forestiers, pétroliers et miniers conformément aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) et de l’ITIE. Ainsi, en août 2023, neuf contrats forestiers ont été rendus publics tandis que le ministère de l’Economie rassurent que, pour ce qui est des autres contrats passés dans les secteurs pétroliers et miniers, « ils seront publiés au fur et à mesure de la numérisation des différents documents ».

Par ailleurs, depuis le 11 octobre 2023, à travers le ministère des Mines, le gouvernement de Transition a lancé une campagne de régularisation de régularisation des artisans miniers opérant dans les filières, de l’or, du diamant ou des matériaux de carrières (sable ou gravier).

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