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Gabon : les députés retoquent le projet de loi Minko sur le crédit bancaire

Le 9 mai 2026, les députés gabonais ont rejeté le projet de loi dit « projet de loi Minko », du nom du ministre de l’Économie, Thierry Minko, qui l’a introduit à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un projet de loi qui fixe certaines règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaire et de la microfinance.…

Thierry Minko

Le 9 mai 2026, les députés gabonais ont rejeté le projet de loi dit « projet de loi Minko », du nom du ministre de l’Économie, Thierry Minko, qui l’a introduit à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un projet de loi qui fixe certaines règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaire et de la microfinance. Ce texte entend renforcer le cadre juridique des établissements de crédit, améliorer l’inclusion financière et mieux protéger les usagers.

Ce rejet, sous forme de camouflet à son initiateur, s’est déroulé en sa présence et celle de son collègue de la Réforme François, Ndong Obiang.  Selon les témoins de ce rejet, les députés n’ont pas été convaincus. Après examen, ils ont adopté une motion de rejet, estimant que plusieurs dispositions restaient insuffisamment harmonisées avec les normes communautaires en vigueur au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).

Au cours de cette session, la présidente de la Commission des finances, Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou, avait tiré la sonnette d’alarme. Elle plaidait pour « préserver la cohérence du dispositif bancaire communautaire tout en veillant à mieux protéger les usagers et les établissements nationaux ».

Les députés ont également adressé des recommandations au gouvernement sous forme d’exigences concrètes. Dans un premier temps, il est question d’obtenir l’avis conforme préalable de la CEMAC/COBAC avant toute élaboration de texte complémentaire. Les parlementaires ont appelé le gouvernement à « revoir à la baisse le taux effectif global moyen pratiqué au Gabon, clarifier la catégorisation des créances en souffrance et élargir l’accès à la centrale des risques aux établissements de microfinance ». Bien en place dans les priorités parlementaires, « le renforcement des tribunaux de commerce et des mécanismes d’épargne longue ».

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