Par Antoine Lawson
Dans le prolongement des mesures d’austérité prises pour réduire le train de vie de l’Etat gabonais, le ministre du Budget, Jean Fidèle Otandault, a annoncé lors d’un point de presse qu’une taxe de 3% sera prélevée sur les transferts d’argent sur l’étranger, en plus de celle déjà existante. Du simple au double !.
Depuis 2008, une taxe de 1,5% sur les transferts d’argent en direction de l’étranger, est prélevée au bénéfice de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). La loi datée du 17 décembre 2008 stipule que « la taxe sur les transferts de fonds s’applique aux opérations de transfert à distance effectuées au Gabon à destination de l’étranger et réalisées pâr tout moyen ou support technique laissant trace, notamment par voie électronique, télégraphique ou par voie de télex ou de télécopie ».
Par contre, les transferts bancaires utilisant les systèmes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), initiés au Gabon à destination d’un des pays membres de l’Union monétaire d’Afrique centrale ( UMAC), les transferts interbancaires réalisés à partir du territoire gabonais entre établissements de crédit, établissements financiers et les institution financières, au titre des opérations de banque pour compte propre ou compte tiers, sont exonérés du paiement de cette taxe.



