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Fourniture d’électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations ivoiriennes, sur fond de tensions et d’arriérés

Le Burkina Faso a démenti officiellement une information devenue virale sur les réseaux sociaux évoquant une augmentation de ses importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’une dette de 328 milliards de FCFA. Le ministère burkinabè de l’Énergie a réagi brièvement, qualifiant ces affirmations de « faux ». Dans un contexte marqué par…

Le Burkina Faso a démenti officiellement une information devenue virale sur les réseaux sociaux évoquant une augmentation de ses importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’une dette de 328 milliards de FCFA. Le ministère burkinabè de l’Énergie a réagi brièvement, qualifiant ces affirmations de « faux ».

Dans un contexte marqué par des délestages récurrents à Ouagadougou en pleine période de forte chaleur (février-mai), la question d’un recours accru à l’électricité ivoirienne reste toutefois posée. Selon plusieurs sources, aucune confirmation officielle n’a, à ce stade, été apportée sur une éventuelle demande d’augmentation des volumes importés.

En revanche, l’existence d’arriérés est avérée. D’après nos informations, la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) afficherait une dette d’environ 32,8 milliards de FCFA (près de 54,7 millions de dollars) vis-à-vis de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), loin des montants avancés dans les publications virales.

Sur le plan opérationnel, les flux d’électricité entre les deux pays restent significatifs. En 2024, la Côte d’Ivoire aurait exporté entre 300 et 365 GWh vers le Burkina Faso, confirmant le rôle structurant d’Abidjan dans l’approvisionnement énergétique régional.

Historiquement, ces échanges s’inscrivent dans le cadre des Traités d’amitié et de coopération (TAC), aujourd’hui fragilisés par des relations politiques plus distendues entre les deux capitales. Cette dégradation a conduit Ouagadougou à accélérer sa stratégie de diversification énergétique, notamment via le Ghana, le développement du solaire et l’investissement dans des centrales thermiques.

Conséquence : le Burkina Faso n’est plus le principal client de l’électricité ivoirienne, désormais devancé par le Liberia.

Dans ce contexte de recomposition énergétique et diplomatique, la question de la dépendance du Burkina Faso à l’électricité ivoirienne demeure entière, sur fond de contraintes de production locale et de pression accrue sur la demande intérieure.

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