L’agence de notation financière américaine Fitch Ratings a confirmé, le 22 mai 2026, la note souveraine du Gabon à « CCC- » pour la dette à long terme en devises étrangères. Pour ce qui est de la note en monnaie locale, elle est également maintenue à « CC », signalant des vulnérabilités financières persistantes.
Selon Fitch Ratings, « ce statu quo reflète de fortes pressions budgétaires et des contraintes de financement élevées ». L’agence pointe « des besoins de refinancement importants, des sources de liquidités limitées et une dépendance structurelle aux recettes pétrolières ».
Pour l’agence de notation, la dette publique constitue le principal facteur de risque. Le ratio dette/PIB est estimé à 78,9% par le Fonds monétaire international (FMI), un niveau jugé élevé pour un pays à base de recettes volatiles.
Fitch Ratings estime que la dette est passée de 72% du PIB en 2024 à 81,1% en 2025. Elle pourrait atteindre près de 88% du PIB à l’horizon 2027 si les prix du pétrole reculent. Quant au déficit budgétaire, il est projeté à 12,2% du PIB. Fitch Ratigs explique cette dérive par « une forte hausse des dépenses publiques, notamment les infrastructures et les projets d’investissement ». Ces dépenses ont largement dépassé les moyennes observées ces dernières années. Elles ont accru les besoins de financement en monnaie locale, dans un contexte de conditions de marché plus tendues.
L’agence alerte aussi sur « les échéances de dette à venir sur les marchés domestiques et internationaux ». Et pour cause, soutient-elle, le refinancement de ces obligations exercera une pression accrue sur la trésorerie de l’État.
Pour y répondre, le Gabon devrait poursuivre le recours aux financements extérieurs. Fitch cite notamment « un prêt d’environ 1 milliard USD accordé par le groupe Trafigura ». Des appuis additionnels sont attendus de la Banque mondiale et de partenaires bilatéraux. Parallèlement, les discussions se poursuivent avec le FMI pour un éventuel programme d’appui financier.
Dans ce cadre, les autorités ont lancé un audit de la dette publique. L’objectif affiché est d’améliorer la transparence et la gestion des engagements financiers.
Malgré ces tensions, Fitch anticipe une croissance autour de 3,2% sur 2026-2027.
Elle serait soutenue par l’investissement public et la stabilité de la production pétrolière. Toutefois, l’agence prévient qu’une détérioration de l’accès au financement pourrait entraîner une nouvelle dégradation. La trajectoire de la dette demeure ainsi le principal déterminant du risque souverain gabonais.
Gabon : Fitch Ratings maintient la note « CCC- » du pays
L’agence de notation financière américaine Fitch Ratings a confirmé, le 22 mai 2026, la note souveraine du Gabon à « CCC- » pour la dette à long terme en devises étrangères. Pour ce qui est de la note en monnaie locale, elle est également maintenue à « CC », signalant des vulnérabilités financières persistantes.
Selon Fitch Ratings, « ce statu quo reflète de fortes pressions budgétaires et des contraintes de financement élevées ». L’agence pointe « des besoins de refinancement importants, des sources de liquidités limitées et une dépendance structurelle aux recettes pétrolières ».
Pour l’agence de notation, la dette publique constitue le principal facteur de risque. Le ratio dette/PIB est estimé à 78,9% par le Fonds monétaire international (FMI), un niveau jugé élevé pour un pays à base de recettes volatiles.
Fitch Ratings estime que la dette est passée de 72% du PIB en 2024 à 81,1% en 2025. Elle pourrait atteindre près de 88% du PIB à l’horizon 2027 si les prix du pétrole reculent. Quant au déficit budgétaire, il est projeté à 12,2% du PIB. Fitch Ratigs explique cette dérive par « une forte hausse des dépenses publiques, notamment les infrastructures et les projets d’investissement ». Ces dépenses ont largement dépassé les moyennes observées ces dernières années. Elles ont accru les besoins de financement en monnaie locale, dans un contexte de conditions de marché plus tendues.
L’agence alerte aussi sur « les échéances de dette à venir sur les marchés domestiques et internationaux ». Et pour cause, soutient-elle, le refinancement de ces obligations exercera une pression accrue sur la trésorerie de l’État.
Pour y répondre, le Gabon devrait poursuivre le recours aux financements extérieurs. Fitch cite notamment « un prêt d’environ 1 milliard USD accordé par le groupe Trafigura ». Des appuis additionnels sont attendus de la Banque mondiale et de partenaires bilatéraux. Parallèlement, les discussions se poursuivent avec le FMI pour un éventuel programme d’appui financier.
Dans ce cadre, les autorités ont lancé un audit de la dette publique. L’objectif affiché est d’améliorer la transparence et la gestion des engagements financiers.
Malgré ces tensions, Fitch anticipe une croissance autour de 3,2% sur 2026-2027.
Elle serait soutenue par l’investissement public et la stabilité de la production pétrolière. Toutefois, l’agence prévient qu’une détérioration de l’accès au financement pourrait entraîner une nouvelle dégradation. La trajectoire de la dette demeure ainsi le principal déterminant du risque souverain gabonais.


