Près de 11 milliards de transactions ont été traitées via la plateforme NIBSS Instant Payments (NIP) en 2024, contre environ cinq milliards en 2022, plaçant le Nigeria parmi les principaux adopteurs mondiaux de paiements en temps réel et en tête en Afrique, selon le premier rapport fintech publié le 2 février 2026 par la Banque centrale du Nigeria (CBN).
Intitulé « Façonner l’avenir de la fintech au Nigeria: Innovation, inclusion et intégrité », le rapport dresse l’évaluation la plus complète à ce jour de l’écosystème fintech nigérian et définit une feuille de route pour soutenir l’innovation tout en préservant la stabilité financière et la confiance des consommateurs.
La CBN indique que la fintech constitue un pilier complémentaire du système bancaire traditionnel, jouant un rôle clé dans l’amélioration de l’inclusion financière, l’efficacité des services financiers et la croissance économique à long terme.
Le rapport confirme le statut du Nigeria comme l’un des pôles fintech les plus dynamiques d’Afrique, porté par une infrastructure de paiements en temps réel mature et un écosystème d’innovation en forte expansion, tout en situant cette trajectoire dans les tendances mondiales du secteur.
Il met toutefois en lumière plusieurs défis persistants, notamment le besoin de clarté réglementaire, les délais de mise sur le marché des nouveaux produits, les coûts de conformité, l’accès à une infrastructure partagée et les contraintes pesant sur l’expansion transfrontalière des fintechs.
Élaboré à partir d’une enquête nationale, d’un atelier technique en juin 2025 et d’une table ronde fintech organisée en octobre, le rapport se veut un document de référence commun pour les régulateurs, institutions financières, opérateurs fintech, investisseurs et partenaires au développement, afin de soutenir une action coordonnée et une confiance durable dans l’écosystème financier numérique du Nigeria.
Le marché de la fintech en Afrique est en pleine expansion, propulsé par une forte adoption du paiement mobile et un besoin d’inclusion financière, avec des prévisions atteignant 65 milliards USD d’ici 2030. Porté par le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Kenya, ce secteur attire des investissements massifs, notamment dans le paiement et le crédit, malgré des disparités avec l’Afrique francophone.



