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En Afrique, l’appétit grandissant des États pour les projets miniers

Beaucoup de pays africains misent désormais sur la stratégie de la participation au capital en s’appuyant sur leurs codes miniers de plus en plus élaborés et avantageux. Une stratégie appliquable dans un juste milieux, au risque de dissuader les investisseurs. C’est ainsi qu’avec le mégaprojet du Simandou pour l’exploitation des minerais de fer au Sud-est…

Un ouvrier observant la mine d'or en Côte d'Ivoire. Photo AFP

Beaucoup de pays africains misent désormais sur la stratégie de la participation au capital en s’appuyant sur leurs codes miniers de plus en plus élaborés et avantageux. Une stratégie appliquable dans un juste milieux, au risque de dissuader les investisseurs.

C’est ainsi qu’avec le mégaprojet du Simandou pour l’exploitation des minerais de fer au Sud-est de la Guinée, Conakry a su mettre dans la balance les avantages de son code minier révisé. Le code minier guinéen de 2011 qui révise celui de 1995 a permis de rehausser la participation de l’État dans les sociétés minières. Ce qui ouvre la voix à une participation d’office de 15 % de l’État guinéen à tout projet minier dans le pays, avec une option d’achat de 20 % supplémentaire, la portant à 30 %. L’État guinéen prend ainsi 15 % dans Simandou et également dans le projet de raffinerie d’alumine de Guinea Alumina Corporation (GAC).

Au Mali, le nouveau code minier promulgué en août 2023, permet désormais au gouvernement de prendre une participation de 10% dans les projets miniers avec l’option d’achat de 20% supplémentaires. Une possibilité offerte au cours des deux premières années de production commerciale; et 5 % pour le secteur privé. Ce qui devrait permettre au pays de tirer au maximum profit de son Or qui contribue à 25 % du budget national et représente 75 % des recettes d’exportation et 10 % du PIB. Une réforme qui devrait porter les recettes annuelles à 500 milliards de francs CFA (762 millions d’euros) au profit du budget de l’État.

Au Burkina Faso, la révision du code minier actuellement sur la table de l’assemblée législative de transition prévoit également de s’inscrire dans cette dynamique. La junte militaire au pouvoir vise une participation de l’État Burkinabè au capital des sociétés d’exploitation minière de 10 à 15 %. Avec un secteur minier qui représente 14 % du PIB et 79 % des exportations, le Burkina Faso veut générer plus de recettes.

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