Proparco, institution financière de développement française, a annoncé jeudi 4 mai avoir investi 5 millions USD dans DisrupTech Ventures, un fonds d’investissement égyptien. Ceci pour permettre au fonds de fournir un financement d’amorçage à 28 startups spécialisées dans les technologies et services financiers dans le pay.
Cette entrée au capital, souligne l’institution, s’inscrit dans le cadre de son programme de capital-risque. Une plateforme qui lui a permis d’investir plus de 120 millions d’euros dans des entreprises africaines en phase d’amorçage et des fonds de capital-risque depuis 2020.
L’organisation a laissé entendre qu’elle a choisi d’investir dans DisrupTech Ventures parce que ce dernier, depuis quelques années, joue un rôle déterminant pour le financement des entreprises technologiques égyptiennes. Dans cette optique, la structure lancée en avril 2020 par Mohamed Okasha, ancien directeur général de la société de paiement Fawry, a levé 36 millions USD auprès de plusieurs investisseurs pour accompagner les startups FinTech évoluant en Egypte.
Environ 677 millions USD levés en 2022
Les startups FinTech égyptiennes ont levé environ 677 millions USD auprès des fonds de capital-risque en 2022, selon les statistiques officielles du gouvernement. Sur ce montant global, environ 148 millions USD (22%) proviennent des investisseurs locaux de l’industrie du capital-risque et 528 millions USD (78%) sont des firmes internationales.
L’industrie du capital-risque du pays le peuplé du monde arabe et certains pays africains traverse une période difficile due surtout aux conditions difficiles d’empreinte de capitaux sur les marchés financiers mondiaux. Un phénomène accentué par la hausse des taux d’intérêt au niveau mondial, la hausse des spreads sur les obligations souveraines, et la dépréciation des monnaies locales par rapport au dollar.
D’ailleurs, la capitale égyptienne (Caire) a abrité la 19e conférence de l’African Private Equity & Venture Capital Association (Avca), du 1er au 5 mai pour permettre aux acteurs de statuer sur cette question et aborder d’autres sujets relatifs à la transition énergétique et le financement des infrastructures, entre autres.



