L’Égypte a fortement réduit ses arriérés dus aux compagnies pétrolières et gazières étrangères, désormais ramenés à 440 millions de dollars, contre 6,1 milliards auparavant, selon une annonce du ministère du Pétrole et des Ressources minérales ce mercredi 20 mai. L’évolution a été présentée par le ministre Karim Badawi lors d’un séminaire stratégique organisé par l’Association d’affaires égypto-britannique, en présence de dirigeants de sociétés pétrolières et minières locales et internationales.
Le ministère a précisé que ces arriérés, qui s’élevaient à 6,1 milliards de dollars au 30 juin 2024, ont été réduits grâce à un effort coordonné entre les différentes institutions publiques. Le gouvernement s’est engagé à les régler intégralement d’ici la fin du mois prochain.
Selon les autorités, cette dynamique traduit la volonté de renforcer la confiance des investisseurs et d’améliorer le climat des affaires dans le secteur énergétique, en accélérant notamment les activités d’exploration et de production.
Le ministre a également souligné la coordination avec le ministère de l’Électricité et des Énergies renouvelables pour actualiser la stratégie énergétique nationale, avec l’objectif de porter la part des renouvelables à 48 % du mix électrique d’ici fin 2028.
Cette transition doit réduire la dépendance au gaz naturel pour la production d’électricité, tout en libérant des volumes supplémentaires pour les industries pétrochimiques et des engrais, et renforcer ainsi la valeur ajoutée de l’industrie nationale.
Les autorités insistent enfin sur le rôle du partenariat public-privé, de la transparence et de la crédibilité dans la gestion des défis du secteur et dans la consolidation de la confiance des investisseurs internationaux.



