La Banque Centrale d’Égypte (CBE) a demandé aux banques du pays de ne plus accorder de crédits destinés à financer la création d’entreprises, les augmentations de capital ou les distributions de dividendes, renforçant ainsi le cadre applicable à l’octroi des financements bancaires.
Dans une circulaire adressée aux établissements de crédit (datée du 21 juin 2026), la CBE a précisé que les facilités bancaires ne peuvent être utilisées pour couvrir les apports en capital lors de la constitution d’une société, participer à des augmentations de capital ou financer le versement de dividendes en espèces aux actionnaires.
L’interdiction s’étend également aux financements destinés aux programmes d’attribution d’actions aux salariés.
La banque centrale a indiqué que cette décision s’inscrivait dans le cadre du renforcement du contrôle des opérations de crédit et visait à garantir que les financements bancaires soient orientés vers des activités économiques et productives.
Selon l’institution, la réglementation égyptienne interdit depuis 2003 l’octroi de crédits à court terme pour financer le capital de sociétés en cours de création ou la part minimale de capital exigée par la législation. Elle a également souligné qu’une directive publiée en 2021 prohibait déjà le recours aux prêts bancaires pour financer les distributions de dividendes en numéraire.
Cette clarification réglementaire intervient alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour encadrer l’utilisation du crédit bancaire et limiter son emploi dans des opérations liées à la structure du capital des entreprises plutôt qu’au financement de leurs activités.



