La Banque mondiale a élaboré et publié, fin mai 2022, la deuxième édition de l’indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI). Cet indice, qui permet de mesurer et comparer les performances des infrastructures portuaires dans le monde, encense les ports de Tanger-Med au Maroc et de Matadi en République démocratique du Congo (RDC).
En effet, le port de Tanger-Med, pointant au sixième rang mondial, est le mieux classé pour l’Europe et Afrique du Nord, selon l’indice 2021 de performance des ports à conteneurs. Quant à la plateforme de Matadi en RDC, logée au 171e rang mondial, elle est jugée la plus performante de toute l’Afrique subsaharienne.
Pour leur part, les ports de Dakar (Sénégal), Douala (Cameroun), Cotonou (Bénin) et de Lomé (Togo) sont respectivement classés 303e, 340e, 348e et 349e. Tema (Ghana), Nouakchott (Mauritanie), Lagos (Nigéria) et Abidjan (Côte d’Ivoire) pointent respectivement aux 354e, 356e, 358e et 360e rangs à l’indice qui sert d’étalon aux principaux acteurs de l’économie mondiale.
Élaboré par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le classement repose sur le nombre total d’heures qu’un navire passe en escale, à savoir le temps écoulé entre son arrivée en rade et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaison effectué. Il porte sur une année 2021 marquée par une congestion portuaire inédite et de fortes perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Effet corrélateur sur la croissance économique
Au classement mondial, les ports du Moyen-Orient et de l’Asie de l’Est se sont le mieux adaptés à la forte croissance des volumes et à la volatilité des services engendrées par la pandémie, selon l’indice de performance des ports à conteneurs. Ainsi, le port saoudien du roi Abdallah figure en tête du classement 2021. Ses concurrents régionaux, le port de Salalah à Oman, le port Hamad au Qatar et le port Khalifa d’Abou Dabi, occupent également le podium des cinq premières places, tandis que le port islamique de Djeddah, en Arabie saoudite, se hisse au huitième rang.
« Avec un recours accru au numérique et aux carburants verts alternatifs, les pays disposent de deux leviers pour moderniser leurs ports et renforcer la résilience des chaînes logistiques maritimes », indique Martin Humphreys, économiste principal des transports à la Banque mondiale et l’un des chercheurs à l’origine de l’indice, cité par un communiqué.
Pour de nombreux pays en développement, ajoute-t-il, l’inefficacité d’un port présente un risque important dans la mesure où elle peut freiner la croissance économique, nuire à l’emploi et renchérir les coûts pour les importateurs et les exportateurs.



