Londres, 20 mai 2025 – Le Emerging Africa & Asia Infrastructure Fund (EAAIF), une entité du Private Infrastructure Development Group (PIDG) gérée par Ninety One, a levé avec succès 325 millions de dollars en nouvelles facilités de dette. Cette opération porte les engagements récents du fonds à 620 millions de dollars, dépassant largement son objectif de 500 millions fixé pour la fin 2025. Depuis 2018, l’EAAIF a mobilisé plus d’un milliard de dollars à travers trois cycles de levée de dette, consolidant ainsi sa position de partenaire incontournable pour les investisseurs à la recherche d’opportunités dans la dette d’infrastructure sur les marchés émergents. La levée a été menée par Allianz Global Investors, représentant le groupe Allianz, qui a engagé 100 millions d’euros. ABSA, l’une des principales institutions financières sud-africaines, a apporté 75 millions de dollars, tandis que Standard Bank a ajouté 50 millions à ses engagements existants. La banque japonaise SMBC a octroyé une facilité de crédit de 50 millions de dollars, et Swedfund, l’institution de financement du développement suédoise, a contribué à hauteur de 40 millions d’euros.
Ce nouvel afflux de capitaux permettra à l’EAAIF de déployer plus d’un milliard de dollars d’ici 2028 dans des projets d’infrastructure stratégiques en Afrique et en Asie. Ces investissements cibleront notamment les infrastructures numériques, les énergies de transition et la transformation des marchés électriques, avec pour objectif de générer un impact durable tout en offrant des rendements attractifs. Le fonds intervient dans un contexte où les besoins sont immenses : la région Asie-Pacifique fait face à un déficit de financement climatique de 800 milliards de dollars, et à peine 23 % des besoins en Afrique sont actuellement couverts. Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie du PIDG, qui vise à améliorer la résilience économique et climatique de 100 millions de personnes d’ici 2030.
Martijn Proos, co-responsable du crédit alternatif sur les marchés émergents chez Ninety One et directeur général de l’EAAIF, a déclaré : « Ces levées de dette démontrent la confiance des investisseurs mondiaux dans notre capacité à structurer des solutions d’investissement attractives, à fort impact, sur des marchés en forte croissance. En diversifiant nos sources de financement, nous renforçons notre capacité à transformer les économies à travers la dette d’infrastructure privée. » Philippe Valahu, CEO du PIDG, a souligné l’importance de cette avancée : « Ce jalon marque une étape essentielle pour notre groupe, qui ambitionne de mobiliser 25 milliards de dollars d’ici 2030. Aux côtés de nos partenaires, nous allons continuer à innover pour débloquer de nouveaux financements tout au long du cycle de vie des projets. » Pour Maria Håkansson, CEO de Swedfund, « L’EAAIF joue un rôle crucial dans le financement de projets à fort impact à travers l’Afrique, tout en remettant en question les perceptions de risque et en attirant davantage de capitaux privés. »
Avec une note A2 attribuée par Moody’s et confirmée en 2024, le fonds bénéficie d’un faible taux de défaut et d’un cadre de gestion solide. Depuis sa création en 2001, l’EAAIF a engagé plus de 3 milliards de dollars dans plus de 125 projets d’infrastructure dans 25 pays. Son portefeuille couvre 10 secteurs clés, avec une attention particulière portée à la transition énergétique, à l’inclusion économique et à la durabilité. Neha Bantha, vice-présidente exécutive du financement structuré chez Standard Bank, a déclaré : « Nous sommes fiers de soutenir des projets stratégiques qui incarnent notre mission de contribuer à la croissance de l’Afrique à travers des solutions de financement innovantes. » Nisrin Abouelezz, directrice générale de SMBC pour l’Afrique, a ajouté : « Ce partenariat reflète notre engagement pour la durabilité et la création de valeur sociale sur les continents africain et asiatique. » Enfin, Shyam Ganda, directeur de la finance mondiale chez ABSA, a conclu : « En tant que banque panafricaine, nous sommes fiers d’accompagner l’EAAIF dans le développement de projets qui comblent le déficit de financement et soutiennent la croissance économique durable. »



