Vendredi 18 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

, , , ,

Droit des Affaires: le dossier Samir (Maroc) devant le CIRDI

Trois ans après sa faillite et alors qu’une procédure complexe d’extension de la liquidation au patrimoine des dirigeants est engagée auprès du tribunal de commerce de Casablanca, la Samir, la plus grande raffinerie du Maroc, continue de faire l’objet d’un bras de fer entre l’actionnaire majoritaire et l’Etat marocain. Le milliardaire saoudien, cheikh Mohammed Hussein…

Trois ans après sa faillite et alors qu’une procédure complexe d’extension de la liquidation au patrimoine des dirigeants est engagée auprès du tribunal de commerce de Casablanca, la Samir, la plus grande raffinerie du Maroc, continue de faire l’objet d’un bras de fer entre l’actionnaire majoritaire et l’Etat marocain.

Le milliardaire saoudien, cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi, qui avait pris le contrôle de la société à la fin des années 90 dans le cadre d’une privatisation vient d’initier une procédure à Washington via le cabinet Gibson (New York et Londres) et visant le chef du gouvernement marocain, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Justice.

Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), a enregistré le 14 mars la requête du holding suédois Corral Morocco Holdings AB à l’encontre du Maroc.

La Samir, en cessation d’activité depuis l’été 2015, est en liquidation judiciaire depuis mai 2016, après l’échec d’un règlement à l’amiable. Le Maroc réclame au raffineur une dette de 45 milliards de dirham (4,5 milliards de dollars).

L’actionnaire majoritaire, Corral, qui,détient 67,5% de la Samir, motive sa requête devant le CIRDI par un accord entre le Maroc et la Suède sur la promotion et la protection réciproques des investissements, signé en 1990 et publié en 2009. Autre grief avancé, le gel de ses comptes et l’arrêt en 2015 de l’activité de raffinage du fait de l’Etat marocain. Le tribunal d’arbitrage devra statuer sur l’affaire d’ici juin 2018.

Pour Cheikh Al Amoudi, saoudien d’origine éthiopienne, les déboires avec les juridictions se multiplient. Arrêté en même temps que les 14 princes retenus dans un luxueux hôtel de Riyadh pendant plusieurs semaines pour corruption présumée, le milliardaire (riche de 10, 7 milliards de dollars selon Forbes, est notamment propriétaire du Sheraton Addis Abeba.

Financial Afrik Premium