Les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim selon l’acronyme arabe) ont revendiqué une attaque contre un poste avancé de l’armée togolaise à Kpekpakandi, au nord du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso. Ils affirment avoir tué plusieurs soldats et récupéré une importante quantité de matériels militaires.
Si jusque-là, les autorités togolaises n’ont pas communiqué sur l’attaque (les faits se sont déroulés le 20 juillet 2024), elles ont reçu, lundi 22, un message de soutien de leurs homologues du Niger. Qui, à la télévision nigérienne, parlent de pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, sans plus de précisions.
« Les autorités et le peuple nigérien, sensibles et reconnaissants du soutien que vous leur avez apporté dans les moments difficiles qu’ils traversent depuis les évènements du 26 juillet 2023, se tiennent entièrement à votre disposition pour œuvrer ensemble à la recherche de solutions aux défis communs auxquels nous sommes confrontés », relève la note du général Tchiani.
Avant cette sortie du gouvernement nigérien, plusieurs images attribuées au lieu de l’attaque circulent sur les réseaux sociaux. Elles montrent, entre autres, des véhicules de l’armée criblés de balles, et des corps de soldats gisant à terre.
Pour rappel, le Togo a connu sa première attaque dans le nord du pays en novembre 2021. Pour la riposte, Lomé avait anticipé avec l’opération Koundjoaré, un dispositif mis en place depuis septembre 2018 et qui sert de bouclier anti-terroriste entre le Togo et les pays du sahel en proie depuis plusieurs années à l’insécurité, le terrorisme et l’extrémisme violent.



