Les fintech militent pour le démarrage du projet d’interopérabilité des services financiers numériques dans l’UEMOA, conçu par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet a encore dominé les échanges, le 28 mars 2024, lors d’un panel autour du thème : « Croissance et réglementation : les opportunités et défis des fintechs en Afrique », organisé par HEC Paris pour l’Afrique de l’ouest et centrale, en collaboration avec Côte d’Ivoire Innovation CI20 et le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation.
Selon ces start-up, pour rendre interopérables les services financiers numériques, le régulateur devrait également lancer une plateforme régionale, qui permettra les transactions compte à compte, notamment les comptes bancaires et les comptes de monnaie électronique. Selon des indiscrétions, le projet sera déroulé dans les plus bref délais.
« On s’est rendu compte que l’un des moyens pour avoir accès à la donnée qui nous permettait de développer des produits financiers, comme le crédit et bien d’autres, étaient de passer par le paiement transfrontalier, parce qu’il y a énormément d’import. Pour un commerçant qui est au marché d’Adjamé, pour payer un fournisseur basé en Chine ou à Dubaï il se retrouvait souvent à dépenser plus de 20% de frais financiers, ce qui est énorme », déclare Brice Mba, diplômé d’HEC Paris. Qui travaille, avec sa fintech, sur le paiement transfrontalier en aidant des commerçants à pouvoir payer facilement leur fournisseur à travers le monde et avoir accès à un ensemble de produits financiers.
Le ministre de la Transition numérique et de la digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a pour sa part, encouragé les jeunes innovateurs et les jeunes porteurs de projets numériques à saisir toutes les opportunités qui vont être lancées. Car, dit-il, l’Etat entend d’abord vulgariser la loi sur les start-up numérique, améliorer et renforcer les différents segments qui touchent au développement de la loi. Surtout que cette loi vise à favoriser l’innovation des start-up numériques et permettre d’être plus compétitives sur le marché international en vue de lever des fonds.



