Ce jeudi 20 février à Port-Bouët, l’une des dix communes de la ville d’Abidjan, le Bataillon d’infanterie de marine (43e BIMA), base militaire appartenant à la France, a été officiellement rétrocédé à la Côte d’Ivoire. Le camp porte désormais le nom du général Ouattara Paul Thomas d’Aquin, en hommage au premier chef d’Etat-major des armées de Côte d’Ivoire.
« Cet acte marque une nouvelle étape dans nos relations d’amitié et de coopération stratégique entre nos deux nations », a indiqué Téné Brahima Ouattara, ministre de la Défense de Côte d’Ivoire. « Les Forces armées de Côte d’Ivoire s’engagent à faire de ce camp, un camp d’excellence », a-t-il signifié lors de cette cérémonie où le chef de l’Etat s’est fait représenter par son vice-président, Tiémoko Meyliet Koné.
Le camp abritait près de 1 000 soldats français engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Selon le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, 80 militaires français resteront sur place pour des missions de formation des forces armées ivoiriennes. « La France a décidé de transformer sa présence en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.
L’annonce de cette rétrocession a été faite le 31 décembre dernier par le président Alassane Ouattara dans son traditionnel discours de veille du nouvel an. Le chef de l’Etat avait précisé qu’il s’agissait d’un retrait concerté et organisé des forces françaises présentes sur le sol ivoirien, après avoir constaté avec satisfaction que « la modernisation de l’armée ivoirienne » est désormais effective.


