L’Etat Gabonais et l’entreprise française Veolia sont attendus ce mercredi au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) à Paris pour le début des auditions au sujet de la rupture du contrat de concession attribué à la Société d’eau et d’électricité du Gabon (SEEG).
Il s’agit, en effet, de la suite d’une demande de conciliation internationale introduite par la société qui privilégie, du moins visiblement, un arrangement à l’amiable. «Nous sommes dans nos droits. Nous avons réquisitionné pour utilité publique. Veolia en est conscient, la preuve, ils reviennent vers nous pour une situation apaisée», soutient-on dans le camp adverse.
Ce dernier avait mis fin, en février 2018, au contrat de concession du service public de l’eau et de l’électricité avec le groupe français qui en était concessionnaire depuis 20 ans. Le gouvernement gabonais avait évoqué, entre autres, la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers de l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations.
Quelques jour plus tard, le Mouvement des entreprises de France (Medef) avait dénoncé, pour sa part, une « décision unilatérale qui ne repose sur aucun fondement juridique », avant de promettre une procédure judiciaire.
« Le dossier Veolia ne doit pas impacter l’intégralité des entreprises françaises », avait déclaré Madeleine Berre, la ministre de la promotion des investissements du Gabon, après une rencontre mercredi 7 mars avec les opérateurs économiques français en activités au Gabon.



