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Cinématographie : Abidjan vent debout contre l’absence de monétisation sur « certaines plateformes »

La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a encouragé les acteurs de l’industrie cinématographique nationale à poursuivre leurs efforts qui, dit-elle, ne seront pas vains. D’autant que des financements existent grâce au Fonds de soutien à l’industrie cinématographique (FONSIC), créé par décret présidentiel N°2008-139 du 14 Avril 2008. La ministre,…

La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a encouragé les acteurs de l’industrie cinématographique nationale à poursuivre leurs efforts qui, dit-elle, ne seront pas vains. D’autant que des financements existent grâce au Fonds de soutien à l’industrie cinématographique (FONSIC), créé par décret présidentiel N°2008-139 du 14 Avril 2008.

La ministre, qui s’exprimait en marge de la première édition du Salon international du contenu audiovisuel (Sica) ce lundi 20 novembre à Abidjan, explique que cette structure vise en priorité à financer la promotion et le développement de l’industrie cinématographique en Côte d’Ivoire. Mais le souci, reconnait-elle, est la formation et surtout la monétisation car, malgré le nombre de vues réalisées par les créateurs de contenus, certaines plateformes ne rémunèrent pas. Et c’est justement en sa qualité de présidente du conseil des ministres chargés de la Culture de l’UEMOA, qu’elle indique être en négociation avec ses homologues de a sous-région pour trouver des solutions à cette problématique qui freine le développement du 7e art.

Son assertion a été soutenue par son collègue de la Communication, Amadou Coulibaly, qui note que l’ambition est de faire connaître les métiers de l’audiovisuel au monde de la finance du continent, parce que ce secteur reste particulier. « Il me paraît donc important de faire tomber le mur de méconnaissance parce que le secteur de l’audiovisuel, qui est un secteur économique dynamique, peut contribuer énormément à la création de richesse et doit donc être financé comme toutes les autres industries », dit-il.

« C’est une injustice que nous soyons blacklistés »

Mais le ministre de la Communication n’apprécie pas que certaines plateformes numériques n’arrivent pas à monétiser les contenus produits en Côte d’Ivoire.« C’est une injustice que nous soyons blacklistés…En Côte d’Ivoire, avec le travail qui est fait par la direction de l’Informatique et des traces technologiques (DITT) et la PLCC, c’est 75% des affaires qui sont résolues. On ne peut pas être à ce niveau et continuer à être victime de préjugés sous le prétexte de la cybercriminalité », s’insurge Amadou Coulibaly.

Certes, ce phénomène a eu pignon sur rue à une certaine époque, mais des efforts ont été déployés pour l’éradiquer, selon le ministre. Qui a déroulé par ailleurs les chantiers de son département pour faire émerger les acteurs de l’audio-visuel. D’abord le financement, ensuite la formation pour avoir les codes nécessaires, ce qui nécessite également l’instauration des modules de cinéma dans les curricula par rapport à demande de marché, enfin la vulgarisation de l’écosystème pour mieux faire appréhender le métier pour qu’il soit appuyé financièrement.

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