C’est un diplomate extrêmement affûté et capé qui succédera à Rémi Rioux, le 11 mai, comme nouveau directeur de l’Agence française de développement (AFD). Nommé par décret en Conseil des ministres le 15 avril, Christophe Lecourtier, 63 ans, n’est pas, à proprement parler, un « développeur », mais il possède une longue expérience des relations internationales.
Énarque, diplômé de Sciences Po et de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, Christophe Lecourtier a débuté sa carrière comme administrateur civil et conseiller technique à la Direction des relations économiques extérieures (DREE) de la Direction générale du Trésor (DGT) du ministère français de l’Économie et des Finances.
Fils d’ambassadeur, il devient par la suite chef de secteur au Secrétariat général aux affaires extérieures de l’Union européenne (UE), puis conseiller technique dans plusieurs cabinets ministériels.
En 2004, il est nommé directeur de cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l’Économie et des Finances sous Nicolas Sarkozy. Après cette mission, il devient directeur d’Ubifrance, l’agence de facilitation du commerce extérieur français, avant de s’envoler pour l’Australie comme ambassadeur.
De 2017 à 2022, il succède à Muriel Pénicaud à la tête de Business France. Depuis 2022, il est ambassadeur au Maroc.
Sa nomination à l’AFD intervient dans un contexte de recul sans précédent (plus de 2 milliards d’euros) de l’aide publique au développement (APD) de la France. Pour sa part, Rémi Rioux est pressenti comme nouvel ambassadeur à Abidjan, en remplacement de Jean-Christophe Belliard.



