Bientôt un guichet islamique pour les six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est ce qu’ont décidé les actionnaires de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) au cours d’une assemblée générale tenue le 30 septembre 2024 à Ndjamena,…
Publié le 9 octobre 2024 · Mis à jour 9 octobre 2024 · 2 min de lecture
Bientôt un guichet islamique pour les six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est ce qu’ont décidé les actionnaires de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) au cours d’une assemblée générale tenue le 30 septembre 2024 à Ndjamena, la capitale tchadienne. Selon le communiqué final de ces assises, ils ont validé la création de ce guichet au sein de création d’un guichet islamique au sein de cette institution financière sous-régionale. Les actionnaires de la BDEAC indiquent que « ce nouvel outil va concourir à la diversification et au renforcement de ses ressources ».
Dans la pratique, la BDEAC s’attend à ce que ce guichet islamique en création vienne booster les capacités de la banque. Il s’agit de capter et de redistribuer aux États ainsi qu’aux opérateurs économiques porteurs de projets, des financements utilisés selon les exigences de la loi islamique.
Pour rappel, dans un rapport de l’état des lieux de la finance islamique dans les zones CEMAC et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), publié en 2023 par les consultants en finance islamique Abbas Abdul Karim Cherif et Abdul Rahaman Fifen, il ressort que « le Tchad, le Cameroun et le Gabon sont les pays membres de la Cemac où l’intérêt pour l’activité bancaire islamique est manifeste. L’engouement autour de l’activité bancaire islamique s’est concrétisé en 2015 avec l’ouverture du tout premier guichet islamique par l’une des plus grandes banques de la zone CEMAC ». Sur cette base, souligne ce rapport, « les établissements de crédit s’intéressent de plus en plus à la finance islamique ».
Bon à savoir, toujours selon ce rapport, « la finance islamique diffère de la finance conventionnelle, en ceci qu’elle prohibe l’intérêt (la riba), la spéculation et l’incertitude excessive, ainsi que les activités illicites. En revanche, elle met l’accent sur le financement des actifs tangibles, une prise de risques mesurée, le partage des pertes et des profits, et la conformité à la charia ».