L’Union Européenne devrait publier sa liste des paradis fiscaux ce 5 décembre 2017. Prenant les devants, l’ONG Oxfam a déjà publié la sienne, plus complète et moins sujette aux pressions politiques et diplomatiques. Alors que l’organisation européenne ne devrait pas dépasser une dizaine de pays placés dans la liste noire, (lors du dernier G 20…
Publié le 5 décembre 2017 · Mis à jour 5 décembre 2017 · 2 min de lecture
L’Union Européenne devrait publier sa liste des paradis fiscaux ce 5 décembre 2017. Prenant les devants, l’ONG Oxfam a déjà publié la sienne, plus complète et moins sujette aux pressions politiques et diplomatiques.
Alors que l’organisation européenne ne devrait pas dépasser une dizaine de pays placés dans la liste noire, (lors du dernier G 20 de juin 2017, l’OCDE avait battu tous les records de la soustraction en ne classant que Trinidad et Tobago dans sa liste noire), l’organisation humanitaire d’origine britannique place, elle, 35 juridictions sous le qualificatif de « paradis fiscal ». Les deux évaluations aux résultats différents portent sur l’analyse de 92 pays, leur système fiscal, leur transparence et le respect des règles bancaires.
« Pour être efficace, une liste noire doit se baser sur des critères objectifs et transparents et s’affranchir des intérêts particuliers ou de toute ingérence politique. Dans le cas contraire, elle peut rapidement perdre toute crédibilité. Étant donné que les paradis fiscaux les plus puissants mettent tout en œuvre pour ne pas y figurer, cette liste noire pourra rapidement se transformer en carte blanche à l’évasion fiscale », rapporte Oxfam.
Sur les 35 pays identifiés par Oxfam, il y a l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et Malte. Un seul pays africain y figure, il s’agit de l’Ile Maurice.