Le tout nouveau rapport du capital investissement sur l’Afrique dévoilé par le trés anglo-saxon Africa Venture Capital Association (AVCA) est révélateur de l’écart grandissant entre l’Afrique anglophone et sa consœur francophone. À part le Maroc, presque toutes les destinations figurent dans le tableau de bord des investisseurs ont pour nom Nigeria, Kenya, Afrique du Sud et Égypte. Disons-le aussi, si la langue anglaise donne une meilleure visibilité auprès de gérants de fonds plutôt anglophones, l’autre effet déterminant au vu de de classement repose sur la démographie. La taille du marché est un facteur déclencheur pour des investissements à la recherche de profondeur.
Ainsi, sur les 786 transactions de capital-risque enregistrés en 2022, 235 étaient localisées en Afrique de l’Ouest, enregistrant à nouveau le volume de transactions le plus élevé à travers le continent, devant l’Afrique du Nord (178) et l’Afrique de l’Est (168).
Par contre, avec 1,1 milliard de dollars, l’Afrique du Nord est en tête des transactions sur tout le continent, l’Afrique de l’Est attirant 899 millions de dollars et l’Afrique de l’Ouest 843 millions de dollars. Économies puissantes, le Nigeria, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Kenya restent les endroits les plus attrayants pour les investissements en capital-risque, représentant 64 % du volume des transactions et 51 % de la valeur des transactions combinées.
L’importance de l’Afrique du Nord dans l’écosystème du capital-risque est mieux mise en évidence par un TCAC de 57 % en volume d’investissement et de 120 % en valeur d’investissement entre 2017 et 2022. Menées par l’Égypte, des économies telles que le Maroc et la Tunisie ont stimulé la croissance. Les trois pays ont enregistré 170 transactions d’une valeur déclarée de 798,5 millions de dollars américains, dominées par les secteurs des technologies de l’information, de la consommation discrétionnaire et de l’industrie.



