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Cameroun : six sociétés d’assurances en marge du règlement CIMA

Des compagnies d’assurances ne se sont pas toujours conformées aux dispositions du régulateur instituant l’augmentation du capital social minimum à 5 milliards de FCFA. Par Achille Mbog Pibasso Plus de quatre mois après la forclusion de la décision de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) demandant aux compagnies d’assurances d’augmenter leur capital social de…

Des compagnies d’assurances ne se sont pas toujours conformées aux dispositions du régulateur instituant l’augmentation du capital social minimum à 5 milliards de FCFA.

Par Achille Mbog Pibasso

Plus de quatre mois après la forclusion de la décision de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) demandant aux compagnies d’assurances d’augmenter leur capital social de 1 milliard à 5 milliards de FCFA, subsistent encore des canards boiteux qui pourraient subir toute la rigueur de la loi.

Sur les vingt-huit sociétés d’assurances en activité au Cameroun, le ministère des Finances renseigne que vingt-deux sont quasiment à jour, alors que les six autres sont en marge de la loi, donc exposées aux sanctions qui peuvent aller jusqu’au retrait de leurs agréments.

Des statistiques qui découlent au terme d’une mission de la brigade de contrôle de la CIMA qui s’est déployée à travers le pays en juin dernier, passant au peigne fin, les vingt-huit compagnies qui constituent l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (ASAC).

A la date butoir du 31 mai 2019, les retardataires ont bénéficié d’un délai de deux mois supplémentaires pour procéder à l’augmentation de leur capital social. C’est dire que leur régularité ne tiendrait du fait que le Conseil des ministres de la CIMA ne s’est pas encore réuni. 

En tout état de cause, « le capital minimum exigé des compagnies d’assurances n’est pas un paramètre négociable. Il s’agit de l’application d’un texte normatif entré dans l’ordonnancement législatif », a prévenu Blaise Abel Ezo’o Engolo, le Directeur des Assurances au ministère des Finances.

Selon de fiables informations, dans l’optique d’améliorer les performances dans le secteur des assurances, notamment le renforcement de la surface financière des entreprises, le renforcement de leur solvabilité et la réduction de leur vulnérabilité, les ministres des Finances de la Zone CIMA réunis en conseil le 08 avril 2016, ont pris ces mesures pour mieux encadrer la profession.

Le chiffre d’affaires du secteur qui s’élève à 185,7 milliards FCFA en huasse permanente depuis près de dix ans, alors que moins de 5% de la population du pays bénéficient d’une couverture d’assurance.

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