Les opérateurs de téléphonie mobile exerçant au Cameroun, en l’occurrence, la filiale du sud-africain MTN et celle du groupe français Orange se sont engagés à investir 156 milliards de FCFA (252 millions de dollars) cette année en vue d’accroître « l’extension de la couverture réseau et l’amélioration de la qualité de services des communications électroniques sur l’étendue du territoire national ».
Il s’agit d’un montant global qui ne mentionne pas les détails d’investissements dévolus à chacune des deux entreprises. L’information relayée par l’Agence de régulations des télécommunications (ART) qui n’est ni confirmée, ni infirmée par MTN et Orange intervient après la mise en demeure adressée par le régulateur en novembre dernier à l’ensemble des opérateurs de télécoms en activité Cameroun. Les quatre opérateurs étaient sommés d’améliorer la qualité des services suites à de « nombreux manquements » constatés et dénoncés par des usagers.
Autrement dit, cette mesure de rétorsion concerne également la société Nexttel, filiale du Vietnamien Viettel ainsi que l’opérateur public la Cameroon télécomunications (CAMTEL) qui, selon des sources devraient rapidement suivre l’exemple de MTN et de Orange en rendant public un plan d’investissements qui leur permettrait d’échapper aux sanctions. Faute de remédier à ces manquements dans les meilleurs délais, ces opérateurs « s’exposent aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », notamment des amendes pécuniaires, soulignait l’ART.
De manière générale, des usagers et des associations consuméristes ont pointé d’un doigt accusateur la détérioration de la qualité de services rendant inefficaces les communications, aussi bien les appels téléphoniques, les messages (SMS) que la connexion internet. Egalement mis à l’index, la couverture et la performance des réseaux d’accès, les offres tarifaires et l’utilisation des fréquences radioélectriques.
Les difficultés semblent plus grandes au sujet de la couverture du réseau, avec une moyenne nationale autour de 60%. Conséquence, il subsiste encore plusieurs zones à travers le pays qui ne sont couvertes par aucun des opérateurs.



