Vendredi 18 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

Cameroun : la dette intérieure grimpe à 12 % du PIB, le Trésor muscle sa dépendance au marché domestique

Au 31 mars 2026, l’encours de la dette intérieure de l’administration centrale, hors Restes à Payer et dette flottante, est estimé à 4.265 milliards de FCFA (environ 7,5 milliards USD), soit 12,3% du Produit intérieur brut (PIB). C’est ce que révèle la note de conjoncture mensuelle de la dette publique du Cameroun rendue publique le…

Au 31 mars 2026, l’encours de la dette intérieure de l’administration centrale, hors Restes à Payer et dette flottante, est estimé à 4.265 milliards de FCFA (environ 7,5 milliards USD), soit 12,3% du Produit intérieur brut (PIB). C’est ce que révèle la note de conjoncture mensuelle de la dette publique du Cameroun rendue publique le 15 mai 2026 par la Caisse autonome d’amortissement (CAA). « Cet encours recule de 4,1% en variation mensuelle, mais progresse de 5,4% en glissement trimestriel et de 10,1% en glissement annuel », peut-on lire dans ce document. Pour qui ces variations traduisent « une mobilisation soutenue des ressources financières domestiques pour répondre aux besoins de financement de l’État ».

Dans sa structure, cette dette demeure dominée par les titres publics, qui en représentent 55,5%. Confirmant ainsi leur place centrale dans le financement du Trésor public sur le marché monétaire régional de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à travers les émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor Assimilables (OTA). La prépondérance de ces instruments financiers illustre également l’ancrage progressif du Cameroun depuis 2010 dans des modes de financement de marché plus transparents et mieux encadrés.

Les BTA et OTA sont suivis dans cette composition par la dette structurée qui représente 25,6% de l’encours global. Elle regroupe des engagements souscrits dans le cadre de conventions à échéance définie, généralement liés à des projets ou programmes spécifiques. Ensuite viennent les créances consolidées auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) en 2017, qui comptent pour 13,5% de l’encours de la dette intérieure de l’administration centrale, hors Restes à Payer et dette flottante. Les allocations de droits de tirage spéciaux, logées à la BEAC dans le cadre de la réponse régionale aux chocs exogènes et notamment de la crise COVID 19, représentent 4,2% de l’encours. La dette non structurée reste, pour sa part, marginale, à 1,2%.

Financial Afrik Premium