La direction générale du Port autonome de Douala (PAD) vient de lancer un appel à consultation internationale restreinte en vue des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri.
Cet appel concerne les cinq entreprises présélectionnées au terme d’un Appel international à manifestation d’intérêt (AIMI) lancé en janvier 2018. C’est sur cette liste que devrait sortir le consortium devant remplacer le consortium Bolloré-APM Terminals à travers sa filiale locale, la Douala international terminal (DIT) qui gère cette infrastructure depuis 2005 et dont les quinze années de concession prennent fin cette année. Il s’agit de CMA Terminals, basé à Marseille en France, la société Emiratie Dubaï Port World, le groupe Hutchison Port Investments LTD, entreprise immatriculée aux Iles Caïmans; le Saoudien Red Sea Gate-way Terminal, et Terminals Investment LTD, une société basée à Genèse, en Suisse.
Dans un communiqué datant du 21 mars 2019, la direction générale du PAD invite ces sociétés à déposer leurs différentes offres, au plus tard le 18 juin 2019 assorties d’une caution de 100 millions de FCFA. Au terme de ce processus de consultation, «un seul des cinq opérateurs portuaires susmentionnés se verra attribuer le contrat de concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri».
Le Groupe Bolloré n’avait pas été retenu parmi les cinq entreprises présélectionnées, ce qui a suscité diverses réactions au Cameroun, d’autant que cette firme française était sur la liste de départ constituée d’une dizaine d’entreprises. Très présent en Afrique en y gérant pas moins de 17 ports, Bolloré a récemment décroché la concession du nouveau port en eau profonde de Kribi.



