La Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), branche dédiée du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a décaissé environ 9,8 milliards de FCFA (17,1 millions USD) en faveur du Crédit communautaire d’Afrique (CCA Bank), une banque camerounaise, selon un communiqué rendu public le 24 avril 2025 conjointement par les deux parties. Le document renseigne que « cette facilité de crédit vise à soutenir la croissance des petites et moyennes entreprises (PME) camerounaises, en particulier dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, les transports et la santé ».
Ce financement vient faciliter l’accès au crédit bancaire des porteurs de projets privés d’accéder à des ressources à moyen et long terme, dans un contexte où l’accès au crédit est un obstacle à l’épanouissement des PME. Et où ces entreprises représentent 98% du tissu économique camerounais.
Pour bénéficier de ces fonds, les entreprises concernées devront soumettre leurs projets au comité de conformité islamique mis en place au sein de la CCA Bank. Qui, via cette manne financière, poursuit sa politique de diversification des services bancaires, tout en élargissant l’inclusion financière à de nouvelles cibles de clientèle. Ce partenariat stratégique viendra renforcer son positionnement dans la finance islamique, un marché en pleine expansion au Cameroun. Ce, après la délivrance il y a quelques temps, par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), d’une autorisation préalable pour opérer une fenêtre de finance islamique, baptisée CCA-Bank Islamic Finance.
Pour rappel, ce n’est pas la première intervention de la SID à la CCA Bank. L’on se souvient en effet qu’en avril 2024, à l’occasion des assemblées annuelles de la BID à Riyad, elle lui avait déjà accordé une ligne de crédit de 6,5 milliards FCFA (environ 11,5 millions USD) à CCA-Bank. La facilité accordée en 2025 rentre dans le cadre d’un accord-cadre triennal (2024–2027). Cet accord prévoit qu’au cours de cette période, la BID décaisse près de 490 milliards de FCFA (800 millions USD) pour soutenir les porteurs de projets dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’énergie, la santé et les services financiers.



