Le gouvernement du Burkina Faso franchit un cap stratégique dans le secteur minier. Par décret publié le 16 avril 2026 au Journal officiel (n°2026-0287), l’État autorise l’acquisition d’une participation additionnelle de 25 % dans le projet aurifère Kiaka, pour un montant fixé à 70 milliards de FCFA, soit environ 175 millions de dollars australiens.
Cette opération sera conduite via la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB), bras armé de l’État dans le secteur extractif. Le texte fait suite à une décision du Conseil des ministres du 19 février 2026, qui avait validé le principe de ce renforcement dans le capital de Kiaka SA. Les ministres de l’Économie et des Finances ainsi que de l’Énergie, des Mines et des Carrières sont chargés de la mise en œuvre.
Côté industriel, le groupe australien West African Resources Limited (WAF), opérateur du projet, indique vouloir finaliser la transaction avec la SOPAMIB d’ici fin 2026. L’entreprise prévoit de redistribuer à ses actionnaires le produit de la cession sous forme de dividende exceptionnel.
Ce mouvement clarifie la position de l’État burkinabè dans l’un des projets aurifères les plus structurants du pays, sans affecter pour l’instant les autres actifs du groupe, notamment les mines de Sanbrado et Toega, non concernées par ce décret.
Pour son CEO Richard Hyde, cette décision met fin à l’incertitude sur la participation publique et ouvre la voie à un partenariat de long terme avec les autorités, y compris sur d’autres projets aurifères en développement.



