Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé de nouveaux Cadres de partenariat pays (CPF) avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad pour la période 2026-2031, avec un cap clair : emploi, croissance inclusive et résilience. L’annonce a été rendue publique à Washington le 7 avril 2026. Ces nouveaux cadres misent sur la création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes, à travers le renforcement du capital humain, des infrastructures, de la productivité agricole, ainsi que des réformes ciblées et un appui accru au secteur privé.
La Banque mondiale précise que l’approche repose sur sa stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence (FCV), avec une logique d’intervention souple, adaptée à chaque pays, mais articulée autour de défis communs au Sahel. Le dispositif se veut inédit par son approche intégrée “One World Bank Group”, mobilisant de façon conjointe les leviers de l’IDA, de l’IFC et de la MIGA. Objectif : élargir l’accès des micros, petites et moyennes entreprises au financement, consolider les chaînes d’approvisionnement et favoriser des emplois plus nombreux et de meilleure qualité.
Pour Clara de Sousa, directrice de division du Groupe de la Banque mondiale pour ces quatre pays, ces CPF doivent placer les populations au centre, soutenir les moteurs de croissance et renforcer l’intégration transfrontalière. Elle souligne aussi l’arrimage de cette stratégie à plusieurs initiatives phares du Groupe, dont la couverture santé universelle, Mission 300 pour l’électricité et Agriconnect pour l’agriculture. Les cadres sont alignés sur les priorités nationales de développement de chaque pays : le Programme de refondation de la République du Niger, Tchad Connexion 2030, la SNEDD 2024-2033 du Mali et le PND 2026-2030 – RELANCE du Burkina Faso. L’accent est mis sur la gouvernance, la diversification économique et une croissance résiliente portée par le privé, avec une attention particulière aux populations vulnérables, notamment les réfugiés et les personnes déplacées internes.
Du côté de l’IFC, Olivier Buyoya insiste sur la nécessité d’un secteur privé fort et innovant pour attirer l’investissement, accroître la productivité et renforcer la résilience économique, notamment dans l’énergie et l’agro-industrie. Quant à la MIGA, par la voix de Muhamet Bamba Fall, elle entend capitaliser sur les points d’entrée créés par l’IDA et l’IFC, ainsi que sur la plateforme de garanties du Groupe, afin de soutenir durablement les flux d’investissement dans un environnement régional marqué par l’insécurité, l’enclavement et les obstacles à l’investissement.



