Publiée par la Standard Investment Bank, la dernière étude semestriellesur la bourse de Nairobi confirme ce que nombre d’opérateurs de la place financière kényane ont constaté depuis quelque temps : les volumes sont de retour.
Selon les données fournies par la SIB, le chiffre d’affaires quotidien moyen négocié à la bourse de Nairobi a atteint 868 millions de shillings (8,65 millions de dollars) au cours des six premiers mois de l’année, soit une augmentation de 31 % par rapport à la même période de l’exercice précédent.
Les pics journaliers ont quant à eux été réalisés en mars, avec un volume quotidien moyen de 1,1 milliard de shillings (11 millions de dollars), et ont coïncidé avec le plus haut boursier atteint par l’indice actions du NSE 20, qui a approché les 3 900 points le 21 mars (contre 3314 points à la clôture le 20 juillet).
Seul bémol, une grande partie de cette activité étoffée s’est ensuite traduite par un fort repli des indices actions au cours du second trimestre (1er avril- 30 juin), « les investisseurs institutionnels étrangers se [désengageant] du marché après la fin de la saison des dividendes et [vendant] pour plus de 4 milliards de shillings (40 millions de dollars) nets de titres au cours du seul mois de mai », relevait alors la Standard Investment Bank, dans sa précédente note de marché.
Cette masse de titres arrivant sur le marché à la vente devrait cependant profité aux courtiers, ces derniers étant rémunérés aux volumes de transactions (jusqu’à 2,1% de commission par ordre exécuté à Nairobi).
En tout état de cause, l’effet définitif de cet accroissement d’activité sera vu lorsque les sociétés de courtagepublieront leurs résultats semestriels, au cours des prochaines semaines.
Volume journalier moyen à la bourse de Nairobi (en millions de shillings)



