Au terme du premier semestre 2017, les résultats présentés par Attijariwafa Bank (Total bilan de 47 milliards d’euros, en croissance de 12%; PNB de 1,5 milliard d’euros, en augmentation de 4,4% et résultat consolidé de 280 millions d’euros en augmentation de 7,6% entre les premiers semestres 2016 et 2017 ) laissent entrevoir une profonde reconfiguration du fait de l’acquisition de Barclays Egypt.
Le diamant brut égyptien est appelé dés l’année prochaine à être le premier contributeur hors Maroc dans le RNPG du géant Afro-maghrébin. En attendant, Attijariwafa Bank Maroc, reste la pièce maîtresse du groupe, contribuant à hauteur de 54% dans le RNPG.
Wafa Assurance pointe en deuxième position avec une contribution de 5,9% en diminution de 48% du fait, soulignons-le, de la cession d’un bloc venu contribuer au financement de l’acquisition de Barclays Egypte*.
Derrière, viennent Attijari Bank Tunisie et CBAO Sénégal, qui totalisent chacun 4,7% de contribution dans le résultat net part du groupe. La filiale sénégalaise fait montre d’une forte croissance (6,6%, est-ce l’effet Oudghiri?) que sa consœur tunisienne s’inscrit en recul de 13,4% plombée par des éléments exceptionnels.*
A un cran en dessous, pointe SIB Côte d’Ivoire avec une contribution de 4,3% en croissance de 3,8% et à un décimal de Baclays Egypt, devene Attijari Egypt depuis le 3 novembre. A noter que seuls les deux derniers mois du premier semestre 2017 ont été intégrés dans le périmètre de consolidation, ce qui a suffi pour portr à 4,2% la contribution de la nouvelle filiale dans le résultat du groupe.
Pour sûr Barclays devrait réduire le poids relatif des filiales au sud du Sahara. Ce, d’autant que une grande banque comme la BIM (Mali) n’apparaît nulle part dans le top 12 des filiales contribuant le plus au résultat d’Attijariwafa Bank.
La contre-performance est aussi nette chez UGB (Gabon) qui recule de 6,5% dans la contribution au bénéfice (2,2%) tandis que la camerounaise SCB, pourtant peu gâtée par la conjoncture managériales, réalise un bond de 10% pour représenter 2,1% dans le bénéfice.
En clair, la diversification géographique introduite avec Barclays Egypt permet à Attijariwafa Bank, tout risque de change maîtrisé, de rééquilibrer son portefeuille. En attendant les prochaines reprises sur provision, l’on peut toujours épiloguer sur les perspectives de Barclays devenue Attijariwafa Egypt à moyen et long terme.
Notes
*La Société nationale d’investissement (SNI) contrôle déjà directement près de 48% d’Attijariwafa bank. Cette dernière lui a cédé la moitié de ses 100% de la holding OGM (Omnium Marocain de Gestion) qui contrôle Wafa Assurance à 79,29%, le restant constituant le flottant en Bourse.
*Charge liée au fonds commun de garantie nouvellement mis en place par les autorités tunisiennes et comptabilisée pour la première fois en juin 2017.



