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Au Tribunal de Dakar, Orabank Côte d’Ivoire rappelle Kima Afrique à ses obligations et empoche près de 440 millions CFA

Le tribunal de commerce de Dakar (Sénégal) a rendu, ce mercredi 17 décembre, son jugement dans le cadre d’un litige né de l’inexécution d’engagements financiers issus d’une relation bancaire entre Orabank Côte d’Ivoire et Kima Afrique SUARL. Le contentieux portait plus précisément sur le recouvrement de créances résultant de concours bancaires accordés par Orabank Côte…

Le tribunal de commerce de Dakar (Sénégal) a rendu, ce mercredi 17 décembre, son jugement dans le cadre d’un litige né de l’inexécution d’engagements financiers issus d’une relation bancaire entre Orabank Côte d’Ivoire et Kima Afrique SUARL. Le contentieux portait plus précisément sur le recouvrement de créances résultant de concours bancaires accordés par Orabank Côte d’Ivoire à Kima Afrique, ayant conduit la banque à saisir la juridiction par une requête aux fins d’injonction de payer en date du 10 janvier 2025.

Sur la forme, la juridiction a déclaré recevables aussi bien l’action principale que les demandes incidentes formulées par l’établissement bancaire. Elle a également rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par Kima Afrique, validant ainsi la régularité de la procédure d’injonction de payer initiée par Orabank Côte d’Ivoire.

Au fond, le tribunal a estimé que l’opposition formée par Kima Afrique et Cheikh Oumarou Ma Tall, son promoteur, était mal fondée. En conséquence, la société Kima Afrique a été condamnée à verser à Orabank Côte d’Ivoire la somme de 221 911 206 francs CFA, tandis que Cheikh Oumarou Ma Tall a été condamné personnellement à payer 211 953 565 francs CFA à la banque. Au total, la banque devra empocher près de 440 millions CFA.

De l’exigence de rigueur financière et contractuelle

Toutefois, la juridiction a débouté Orabank Côte d’Ivoire de sa demande en paiement de dommages-intérêts pour procédure abusive, considérant que les conditions requises pour une telle condamnation n’étaient pas réunies. Les dépens ont été mis à la charge des demandeurs.

Cette décision intervient dans un contexte où Kima Afrique SUARL, entreprise active dans plusieurs pays africains, opère principalement dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), de l’énergie, de l’hydraulique et des services industriels. Le groupe s’est positionné au fil des années comme un acteur de référence dans la réalisation d’infrastructures, la construction de bâtiments, ainsi que dans la fourniture de solutions énergétiques, notamment solaires et thermiques, à destination de clients publics et privés.

Le jugement rappelle les exigences de rigueur financière et contractuelle auxquelles sont soumises les entreprises opérant dans des secteurs capitalistiques, où le recours au financement bancaire demeure un levier essentiel de développement, mais aussi une source de contentieux lorsque les engagements ne sont pas honorés.

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