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Au Kenya, une assurance intégrée aux intrants pour protéger les exploitants agricoles des chocs climatiques

Le gouvernement kényan a officiellement lancé son tout premier programme d’assurance des engrais, une initiative conjointe entre le ministère de l’Agriculture et plusieurs partenaires du secteur privé. Ce dispositif novateur vise à protéger les petits exploitants contre les aléas climatiques, notamment la sécheresse et les inondations, tout en renforçant la résilience du secteur agricole. Développé…

Le gouvernement kényan a officiellement lancé son tout premier programme d’assurance des engrais, une initiative conjointe entre le ministère de l’Agriculture et plusieurs partenaires du secteur privé. Ce dispositif novateur vise à protéger les petits exploitants contre les aléas climatiques, notamment la sécheresse et les inondations, tout en renforçant la résilience du secteur agricole.

Développé en partenariat avec Pula Advisors, la Fondation Bayer, la Lemonade Foundation, SOMPO Digital Lab et Etheric, le programme prévoit qu’à chaque achat d’engrais subventionné, les agriculteurs inscrits au Kenya Integrated Agriculture Management Information System (KIAMIS) bénéficient automatiquement d’une couverture d’assurance équivalente à deux sacs d’engrais, soit environ 7 000 shillings kényans (environ 55 dollars).

Cette assurance intégrée est actuellement déployée dans 11 comtés pilotes : Makueni, Machakos, Meru, Kisii, Migori, Nyeri, Trans-Nzoia, Kakamega, Kericho, Nakuru et Uasin Gishu. À terme, l’ambition est d’étendre ce modèle à l’échelle nationale pour soutenir durablement les exploitants agricoles les plus exposés aux risques climatiques.

Le programme repose sur des technologies avancées conçues par Pula, notamment le Pula Insurance Engine (PIE) et la plateforme d’enregistrement Mavuno, basée sur l’intelligence artificielle. Grâce à des données satellitaires, météorologiques et de terrain, ces outils permettent un suivi précis des cultures et des paiements rapides en cas de sinistre.

Malgré le rôle central de l’agriculture dans l’économie kényane — représentant près de 33 % du PIB et employant plus de 70 % de la population rurale — moins de 5 % des agriculteurs ont aujourd’hui accès à une assurance formelle. En intégrant cette couverture dans les services agricoles essentiels, les autorités espèrent stabiliser les revenus ruraux, encourager l’investissement et renforcer l’autonomie des groupes souvent marginalisés, notamment les femmes et les jeunes.

Le gouvernement prévoit un déploiement progressif à l’échelle nationale, avec pour objectif de faire de ce modèle un véritable levier de résilience climatique, soutenu par une collaboration étroite entre les secteurs public et privé.

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