Arise IIP, opérateur de parcs industriels et logistiques, a obtenu une facilité de crédit de 450 millions USD de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) pour soutenir le développement de parcs industriels et de zones économiques spéciales (ZES) en Afrique.
Ce financement s’inscrit dans un mécanisme global de 800 millions USD visant à renforcer l’industrialisation dans plusieurs pays, dont le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Kenya, la RDC et le Malawi, selon un communiqué publié ce jeudi 6 mars.
« La facilité de 450 millions de dollars représente une étape majeure dans le soutien aux efforts d’industrialisation de l’Afrique. Ce financement couvre les besoins critiques en fonds de roulement et en dépenses d’investissement dans divers pays, répondant ainsi aux diverses exigences du développement industriel », a déclaré Arvind Arora, directeur de la trésorerie d’Arise IIP, qui situe le déficit d’investissement dans les infrastructures en Afrique à plus de 100 milliards USD par an.
Sur ce montant, 300 millions USD seront alloués aux besoins en fonds de roulement des parcs existants (Bénin, Togo, Tchad, Côte d’Ivoire et Rwanda) et au développement de nouveaux sites en RDC, au Kenya, au Tchad, au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Les 150 millions USD restants serviront à établir un parc industriel à Lilongwe, au Malawi, et à financer l’initiative Export Agriculture for Food Security.
Kanayo Awani, vice-président exécutif d’Afreximbank, a souligné que la facilité de crédit de 450 millions USD reflète l’engagement de la Banque à renforcer les infrastructures industrielles et promouvoir le commerce intra-africain.
Ce projet devrait attirer 230 investisseurs, générer 1,7 milliard USD d’investissement, atteindre 5 milliards USD d’exportations sur cinq ans et créer 170 000 emplois directs et indirects.
Afreximbank et ARISE IIP collaborent également sur d’autres initiatives, notamment un plan de 5 milliards USD signé en octobre dernier pour revitaliser l’industrie textile africaine en établissant une capacité de transformation de 500 000 tonnes métriques de coton africain au cours des trois à cinq prochaines années.



