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ArcelorMittal South Africa : Plus de 4 000 emplois menacés de suppressions, l’industrie sidérurgique sud-africaine dans la tourmente

L’industrie sidérurgique sud-africaine est à un tournant critique. Le groupe ArcelorMittal South Africa (AMSA), filiale du géant mondial de l’acier, s’apprête à supprimer plus de 4 000 emplois, selon les dernières déclarations du syndicat Solidarity, dépassant largement les prévisions initiales de 3 500 licenciements annoncées en début d’année. Cette nouvelle alarme sociale intervient alors que…

L’industrie sidérurgique sud-africaine est à un tournant critique. Le groupe ArcelorMittal South Africa (AMSA), filiale du géant mondial de l’acier, s’apprête à supprimer plus de 4 000 emplois, selon les dernières déclarations du syndicat Solidarity, dépassant largement les prévisions initiales de 3 500 licenciements annoncées en début d’année.

Cette nouvelle alarme sociale intervient alors que le groupe a déjà confirmé la fermeture de ses unités de production d’acier long à Newcastle, Vereeniging, ainsi que de son centre de recyclage AMRAS, prévue d’ici fin septembre 2025. Désormais, c’est le site stratégique de Vanderbijlpark, pilier de la production d’acier plat dans le pays, qui pourrait être impacté.

Une spirale économique négative

Cette décision s’explique, soutient-on, par une conjoncture économique dégradée. En effet, AMSA a enregistré une perte de plus de 1 milliard de rands (environ 56 millions de dollars) au premier semestre 2025. Une performance plombée par une demande intérieure atone, une inflation structurelle des coûts logistiques et énergétiques, et une concurrence accrue des aciéries locales de petite taille et des importations bon marché, notamment en provenance de Chine.

Malgré plusieurs cycles de concertation entre la direction du groupe et les autorités sud-africaines, aucune solution structurelle n’a pu être dégagée pour maintenir l’activité ou éviter cette vague de licenciements.

A préciser que les suppressions d’emplois annoncées concernent près de la moitié de la main-d’œuvre directe du sidérurgiste. Au-delà de l’impact social immédiat, les analystes redoutent un effet domino sur toute la chaîne industrielle : fournisseurs, sous-traitants, entreprises de maintenance, transporteurs et secteurs consommateurs d’acier comme le bâtiment, l’automobile ou les infrastructures.

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