La compagnie pétrolière nationale angolaise, Sonangol, poursuit le renforcement de ses capacités financières afin de soutenir ses activités et ses projets structurants. Selon une information rapportée par Reuters le 16 juin 2026, le groupe a conclu un accord de financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium de banques internationales.
D’après les établissements financiers impliqués dans l’opération, les ressources mobilisées serviront à financer à la fois les dépenses d’exploitation de Sonangol et ses investissements en capital, notamment dans plusieurs segments de la chaîne pétrolière et gazière.
Sonangol, pilier du secteur énergétique angolais
Pilier de l’industrie énergétique angolaise, Sonangol demeure la plus importante entreprise du pays. Le groupe est présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur, de l’exploration et de la production de pétrole brut à l’exploitation du gaz naturel, en passant par le transport, le raffinage et la commercialisation des produits pétroliers.
En parallèle, Sonangol poursuit des discussions avec plusieurs institutions financières chinoises en vue d’obtenir un financement supplémentaire de 4,8 milliards de dollars. Cette enveloppe serait destinée à soutenir la construction d’une nouvelle raffinerie dans le port stratégique de Lobito, sur la façade atlantique du pays.
Un tour de table international
Selon le porte-parole de la compagnie, le financement de 2,65 milliards de dollars a été structuré avec la participation de plusieurs grandes banques internationales, parmi lesquelles Standard Bank d’Afrique du Sud, Société Générale, Absa et First Abu Dhabi Bank. Les détails financiers de l’accord, notamment sa maturité et son coût, n’ont toutefois pas été rendus publics.
Pour rappel, en février 2026, Sonangol avait indiqué être en négociations avancées avec plusieurs institutions financières chinoises afin de mobiliser 4,8 milliards de dollars. Cette somme doit couvrir une partie des coûts de construction de la future raffinerie de Lobito, un projet évalué à 6,2 milliards de dollars.
Lors d’une conférence de presse, le directeur général de Sonangol, Sebastião Gaspar Martins, avait précisé que les discussions portaient sur le financement d’une phase de cette infrastructure, appelée à renforcer les capacités de raffinage de l’Angola et à réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers raffinés.



