«Les changements sont nécessaires mais ne devraient pas être aussi radicaux» a déclaré l’ancien président angolais, Eduardo Dos Santos, à son successeur Joâo Lourenço.
C’était mardi dernier en marge de la réunion du bureau politique du parti au pouvoir, le MPLA, dont il est toujours le président.
Moins de 24 heures plus tard, la réplique du nouveau président et ancien ministre de La Défense est tombée tout aussi sèche. «Le gouvernement poursuivra la lutte contre la corruption et fournira toutes les garanties aux entrepreneurs étrangers qui investissent dans le développement de l’Angola»
Et Lorenzo d’insister sur «une lutte sans faille contre la corruption».
Une allusion à peine voilée à Isabel Dos Santos limogée à la tête de Sonangol, la compagnie pétrolière nationale, aujourd’hui en difficultés. A peine installée, la nouvelle direction de la Compagnie pétrolière dit avoir identifié un transfert suspect de 57 millions d’euros vers un compte à Dubaï.
Autre mauvaise nouvelle pour la fille de l’ancien président angolais, l’annonce de la Sodiam, la Société publique angolaise de commercialisation des diamants, de son retrait du capital de Victoria Holding Limited, actionnaire principal du prestigieux joaillier suisse De Grisogono.
Pas besoin d’être initié pour savoir que derrière Victoria Holding Limited, l’on retrouve Sindika Dokolo, le mari d’Isabel Dos Santos.


