L’Alliance des États du Sahel (AES) prévoit la mise en place d’une force unifiée dédiée à la lutte contre le terrorisme. L’annonce a été faite le 21 janvier 2025 par Salifou Mody, le ministre nigérien de la Défense. Cette force, composée de 5.000 soldats originaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger, sera chargée de combattre les groupes jihadistes qui opèrent dans la région du Sahel.
Selon Salifou Mody, la création de cette armée commune vise à « intervenir ensemble » et à « mutualiser nos efforts » pour renforcer l’efficacité de la lutte antiterroriste. « Nous y travaillons activement. Les chefs d’état-major ont finalisé leur planification, et il ne s’agit plus que de quelques semaines avant que cette force soit opérationnelle », a-t-il expliqué.
Il a également souligné que « cette force unifiée disposera non seulement de son propre personnel, mais aussi de moyens aériens, terrestres, de renseignement, ainsi que d’un système de coordination ».
Pour rappel, depuis plusieurs années, le vaste territoire des trois pays de l’AES enclavé de 2,8 millions de kilomètres carrés est en proie à une instabilité croissante due à l’activité des groupes armés liés à Al-Qaida ou Daech et aux tensions internes.
Les récents changements de gouvernance, notamment au Mali et au Burkina Faso, ont mis en lumière une rupture avec les approches traditionnelles de coopération internationale. Ces pays ont exprimé une volonté accrue de prendre en main leur destin en renforçant les partenariats intra-africains et en remettant en question certaines relations avec les puissances occidentales.
C’est ainsi qu’en septembre 2023, le Niger, le Burkina Faso et le Mali ont officialisé la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative visant à coordonner leurs efforts en matière de sécurité et de développement.


